Après avoir décidé de ne pas se porter candidat pour l’organisation de la CAN 2019,…
CAF: le chef des arbitres limogé, des arbitres étrangers pressentis pour la CAN 2025 au Maroc
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À quelques mois du coup d’envoi de la Coupe d’Afrique des Nations Maroc 2025, la Confédération africaine de football (CAF) entame une réforme d’envergure de son corps arbitral. Le limogeage du directeur de la Commission des arbitres, l’Ivoirien Noumandiez Désiré Doué, en est le premier acte.
Des critiques sur le corps arbitral africain et l’idée inédite de faire appel à des arbitres non-africains redessinent les contours de l’organisation du tournoi continental. Selon des sources internes à la CAF, cette décision a été prise ce jeudi matin, en pleine réunion d’adieu à Noumandiez Désiré Doué, à l’occasion du stage des arbitres du CHAN au Kenya, mettant fin à trois années de fonctions jugées décevantes par plusieurs fédérations.
Elle fait suite à une série de plaintes liées à la qualité du corps arbitral africain lors des récentes compétitions de jeunes, féminines et de qualifications au Mondial. La dernière plainte en date est celle du Maroc contre l’arbitre de la finale de la CAN féminine, perdue contre le Nigeria.
Une nouvelle direction pour les arbitres africains
Le comité exécutif de la CAF, réuni prochainement, doit entériner la nomination d’un nouveau directeur à la tête de la commission. Parmi les noms pressentis pour intégrer la structure figurent plusieurs arbitres de renom : le Gambien Bakary Gassama, le Marocain Redouane Jiyed et l’Égyptien Issam Abdel Fattah.
Des réorganisations sont également envisagées dans les zones Centre et Ouest de l’Afrique, avec pour objectif affiché de relever la crédibilité du sifflet africain avant l’ouverture de la CAN prévue le 21 décembre 2025.
Des arbitres venus d’ailleurs pour la CAN 2025 ?
La véritable surprise réside toutefois dans un projet inédit : le recours à des arbitres étrangers, notamment européens et sud-américains, pour officier durant la prochaine Coupe d’Afrique. Une hypothèse encore à l’étude, mais prise au sérieux, en réponse aux doléances de plusieurs fédérations africaines exaspérées par des erreurs répétées de jugement lors des grandes compétitions continentales.
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Cette démarche vise à garantir un haut niveau d’impartialité et de rigueur technique, tout en assurant une compétition sans polémique sur le plan de l’arbitrage.
Performances contrastées lors des dernières évaluations
Les évaluations menées par la Commission des arbitres de la FIFA lors de la dernière Coupe du Monde des clubs aux États-Unis confirment l’urgence des réformes. Si certains arbitres africains s’en sont bien sortis, à l’instar du Mauritanien Dahane Beida et de l’Algérien Mustapha Ghorbal, d’autres comme le Libyen Mutaz Shalmani ou le Sénégalais Issa Sy ont fait l’objet de rapports négatifs. Leur participation à la CAN semble désormais compromise.
Avec ces mesures fortes, la CAF entend rehausser le standing de sa compétition phare, dans un contexte de forte attente populaire et de pression médiatique. Le Maroc, qui accueillera la CAN pour la première fois depuis 1988, met les bouchées doubles pour offrir une édition marquante sur le plan sportif, organisationnel et diplomatique.
