L'armée israélienne a annoncé mardi avoir détecté des tunnels souterrains du mouvement libanais Hezbollah en…
L’Etat libanais lance un plan militaire pour désarmer le Hezbollah
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Le gouvernement libanais a chargé mardi l’armée de préparer un plan garantissant aux forces de l’Etat le monopole des armes d’ici la fin de l’année, a annoncé le Premier ministre Nawaf Salam à l’issue d’une réunion consacrée à la question du désarmement du Hezbollah.
M. Salam a déclaré que « l’armée libanaise a été mandatée pour élaborer un plan d’action afin que, d’ici la fin de l’année, les armes soient exclusivement détenues » par l’armée et cinq autres services de sécurité, tel que stipulé « dans la déclaration encadrant le cessez-le-feu » ayant mis à la guerre entre le Hezbollah et Israël.
Il a précisé que ce plan sera soumis au Conseil des ministres d’ici le 31 août pour être examiné et adopté.
L’accord de cessez-le-feu du 27 novembre stipule que seules l’armée, les forces de la Sécurité intérieure, la Sûreté générale, la Sûreté de l’État, les douanes libanaises et la police municipale sont autorisées à porter des armes au Liban.
Le Conseil des ministres a également décidé, selon M. Salam, de « poursuivre jeudi l’examen du document présenté par la partie américaine », en référence à la proposition transmise par l’émissaire américain Tom Barrack, qui propose un calendrier de désarmement du Hezbollah.
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Le ministre de l’Information, Paul Morcos, a précisé lors de la lecture des décisions du gouvernement que ce dernier s’était fixé comme échéance « la fin de l’année pour confier le monopole des armes à l’État libanais ».
Il a ajouté que les ministres Tamara Zein, proche du mouvement chiite Amal, allié du Hezbollah, et Rakan Nasreddine, proche du Hezbollah, avaient quitté la séance pour marquer leur opposition à la décision adoptée par le gouvernement.
Alors que le gouvernement était réuni, le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, a prévenu lors d’un discours télévisé que son parti n’accepterait « aucun calendrier censé être appliqué sous le feu de l’agression israélienne », en référence aux attaques et bombardements que mène Israël au Liban, où il occupe encore des positions, en dépit du cessez-le-feu.
M. Qassem a critiqué la proposition de l’émissaire américain Tom Barrack sur le désarmement du Hezbollah, estimant qu’il s’agissait d’un « diktat » destiné à « priver le Hezbollah et le Liban tout entier de leur force ».
