Le Parti du progrès et du socialisme (PPS) a interpelé le chef du gouvernement, dénonçant…
Conflits liés au pastoralisme des bergers nomades : le PPS interpelle l’Intérieur
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Le groupe parlementaire du Parti du progrès et du socialisme (PPS) à la Chambre des représentants a adressé une question écrite au ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit, au sujet de la recrudescence des attaques menées par des bergers nomades dans la région du Souss.
Selon le groupe parlementaire, de vastes zones de la région Souss-Massa continuent de subir les effets négatifs d’un phénomène croissant de pâturage abusif, causé par l’afflux massif de cheptels (chèvres, moutons, dromadaires) conduits par des bergers nomades. Ce phénomène met à rude épreuve la population locale, qui fait face à une pression constante sur ses terres et ressources.
La zone montagneuse située autour d’Azrarag, à proximité d’Agadir, a récemment connu l’arrivée de milliers de têtes de bétail, entraînant de graves dommages au couvert végétal, en particulier aux derniers bosquets d’arganiers, un patrimoine naturel et économique vital pour la région.
Les habitants dénoncent également des atteintes à leurs biens privés, ainsi que des violations flagrantes des règles coutumières encadrant l’usage des parcours collectifs.
Le groupe parlementaire du parti du Livre souligne que cette situation revient au premier plan malgré l’intervention précédente des autorités, interpellées il y a plus de deux mois à la suite des premières alertes de la population. Si un espoir de résolution avait émergé, les attaques ont malheureusement repris, attisant une tension sociale croissante qui pourrait dégénérer si rien n’est entrepris rapidement.
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De plus, le retour des troupeaux coïncide avec une période de restriction volontaire imposée par les habitants eux-mêmes, qui s’abstiennent de faire paître leur propre bétail ou de récolter les fruits de l’arganier, conformément à des règles ancestrales de gestion collective.
Face à cette urgence sociale et environnementale, le PPS appelle le ministère de l’Intérieur à agir de manière ferme et rapide pour mettre fin à ces abus et protéger les droits des populations locales des douars concernés, en particulier à Imskine, afin d’assurer la sécurité, la dignité et la stabilité des citoyens.
