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Financement: 200 millions $ de l’AIIB au Maroc, ce qu’il faut savoir
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Le Royaume du Maroc s’apprête à bénéficier d’un financement de 200 millions de dollars accordé par la Banque asiatique d’investissement dans les infrastructures (AIIB). Ce prêt intervient dans le cadre d’un programme de cofinancement avec la Banque mondiale, et vise à soutenir la mise en œuvre du programme national de baisse des émissions carbone.
Apporter un sérieux coup de pouce à la Contribution déterminée au niveau national (CDN) du Maroc. tel est l’objectif du financement que l’AIIB est en passe d’octroyer au Maroc, comme l’indique des documents de l’institution que nous avons consultés. Ce financement, encore en phase de déblocage, s’inscrit dans une logique de renforcement des capacités institutionnelles, d’adaptation climatique et de valorisation des écosystèmes vulnérables.
Selon les sources consultées, le programme soutenu par l’AIIB vise à générer des bénéfices conjoints en matière d’atténuation des émissions de gaz à effet de serre et de résilience des territoires exposés aux aléas climatiques. Il s’articule autour de deux axes principaux : le renforcement de la gouvernance climatique et la consolidation des moyens de subsistance dans les zones oasiennes.
Dans le premier volet, l’AIIB financera l’acquisition et la mise en service de radars météorologiques tout temps, destinés à améliorer la prévision climatique, la sécurité des infrastructures énergétiques renouvelables et la planification territoriale. Dans le second, elle appuiera la création de coopératives agricoles, la valorisation de la filière palmier-dattier, la plantation d’espèces résilientes (arganier, cactus, caroubier, olivier, amandier, câprier), ainsi que la réhabilitation d’infrastructures hydrauliques traditionnelles.
Financement AIIB : Une approche intégrée et territorialisée
Le programme est conçu pour répondre aux priorités fixées dans la CDN 2021 du Maroc, la loi de finances 2023 et les cadres budgétaires pluriannuels. Il mobilise plusieurs entités nationales, dont l’Agence pour le développement agricole (ADA), l’Agence nationale de développement des zones oasiennes et de l’arganier (ANDZOA), la Direction générale de la météorologie (DGM), la Direction de l’irrigation et de l’aménagement de l’espace agricole (DIAEA) et l’Institut national de la recherche agronomique (INRA).
L’objectif est de renforcer les chaînes de valeur rurales, de créer des emplois verts, et de consolider les mécanismes de coordination institutionnelle en matière de finance climatique, de données environnementales et de gestion des risques.
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Par ailleurs, le prêt de l’AIIB est structuré selon une logique de financement basé sur les résultats (Results-Based Financing), avec des indicateurs de performance précis. Parmi ceux-ci figurent la mise en service du Réseau national climatique, l’amélioration de la résilience des écosystèmes oasiens et la protection des ressources hydriques dans les zones ciblées.
Le programme est classé en catégorie environnementale et sociale B, avec des risques jugés modérés et réversibles. Il prévoit des mécanismes de consultation publique, de gestion des griefs et de compensation pour les communautés affectées, en particulier les groupes vulnérables, les femmes et les jeunes.
