L'armée israélienne a mené samedi des frappes sur des positions du mouvement palestinien Hamas dans…
Gaza: vague d’indignation après les frappes israéliennes sur un hôpital
Publié le
Des frappes israéliennes sur un hôpital de la bande de Gaza ont provoqué une vague de condamnations internationales après la mort de 20 personnes, dont cinq journalistes collaborant notamment avec les agences de presse Al Jazeera, Reuters et Associated Press (AP).
L’Organisation des Nations Unies (ONU) a réagi avec force. Ravina Shamdasani, porte-parole du Haut-Commissariat aux droits de l’homme, a déclaré que « les journalistes ne sont pas une cible. Les hôpitaux ne sont pas une cible », insistant sur le fait que le meurtre de journalistes à Gaza devrait inciter le monde à agir. Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a pour sa part demandé une enquête rapide et impartiale, soulignant que civils, personnels médicaux et journalistes doivent être protégés à tout moment.
Les gouvernements occidentaux exigent des explications
Les chefs de diplomatie britannique et français ont également exprimé leur indignation. Le ministre britannique David Lammy s’est dit « horrifié » par l’attaque et a réitéré un appel à un cessez-le-feu immédiat. Le président français Emmanuel Macron a qualifié la frappe d’« intolérable » et a appelé Israël à respecter le droit international, insistant sur la nécessité pour les médias d’exercer leur mission librement et en toute sécurité. Le ministère allemand des Affaires étrangères a, de son côté, demandé une enquête et un accès immédiat pour les médias étrangers indépendants à Gaza.
Lire aussi. Gaza: 15 morts dont 4 journalistes dans des frappes israéliennes sur un hôpital
L’Iran et le Qatar ont condamné fermement l’attaque, la qualifiant de «crime odieux». Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a tenu les États-Unis pour complices des crimes d’Israël, tandis que le ministère qatari a vu dans cette frappe une « violation flagrante du droit international » qui nécessite une action internationale urgente. Le ministère saoudien des Affaires étrangères a également exprimé sa condamnation.
Les agences de presse Reuters et AP ont manifesté leur choc et leur tristesse après la mort de leurs collaborateurs. Un porte-parole de Reuters s’est dit « dévasté » par le décès de Hossam al-Masri, et AP s’est dite « choquée et attristée » par la perte de la photojournaliste Mariam Dagga.
Plusieurs organisations de défense de la presse ont également fait entendre leur voix. Reporters sans frontières (RSF) a dénoncé les « horribles attaques » et s’est indigné que les forces israéliennes continuent d’attaquer journalistes et travailleurs de la santé en toute impunité. De son côté, l’Association de la presse étrangère à Jérusalem (FPA) a exigé des explications et a appelé Israël à « abandonner une fois pour toutes sa pratique abjecte consistant à prendre des journalistes pour cible ».
