La frappe contre une école de Gaza-ville qui servait, selon l'armée israélienne, de centre de…
Gaza: Israël justifie sa frappe meurtrière par la présence… d’une caméra
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Cinq journalistes palestiniens ont été tués lundi dans une frappe israélienne visant l’hôpital Nasser à Khan Younès. L’armée israélienne tente de justifier cette attaque meurtrière par la présence d’une simple caméra.
Lundi, une frappe israélienne ciblant l’hôpital Nasser à Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, a coûté la vie à cinq journalistes palestiniens. L’armée israélienne a tenté de justifier cette attaque en évoquant la présence d’une caméra installée par le Hamas, utilisée selon elle pour surveiller les mouvements de ses troupes.
Dans un communiqué publié mardi, l’armée affirme avoir « identifié une caméra placée par le Hamas dans la zone de l’hôpital », et avoir « agi pour éliminer la menace ». Cette version, qualifiée d’« enquête initiale », admet toutefois « plusieurs lacunes » dans le processus décisionnel ayant conduit à la frappe.
Le bilan humain est lourd : selon la Défense civile de Gaza, 20 personnes ont été tuées dans les deux frappes successives sur l’hôpital, dont les cinq journalistes.
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Cette attaque a suscité une vague de condamnations internationales. L’ONU, ainsi que plusieurs pays européens dont la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni, ont appelé à la protection des journalistes dans les zones de conflit. Les agences de presse Reuters, Associated Press et la chaîne Al Jazeera ont chacune perdu un collaborateur dans cette frappe, exprimant leur indignation et leur tristesse.
Israël persiste à accuser le Hamas d’utiliser les infrastructures civiles, notamment les hôpitaux, à des fins militaires — une accusation que le mouvement palestinien réfute catégoriquement.
