Une double tragédie à Essaouira: le père et son fils emportés par des morsures de serpents

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Après la tragédie d’Essaouira, le Parlement exige des antidotes contre les morsures de serpents
Photo d'illustration © Unsplash

La commune de Tidzi, dans la province d’Essaouira, a été secouée par un drame bouleversant. Un enfant de 13 ans est décédé après avoir été mordu par une vipère, deux jours seulement après la mort de son père pour la même raison.

Ce drame remet sur le devant de la scène un problème récurrent au Maroc : l’absence d’antidotes contre les venins de serpents et de scorpions dans les hôpitaux publics, notamment dans les zones rurales et montagneuses.

Face à cette situation alarmante, le groupe parlementaire du Parti du Progrès et du Socialisme (PPS) a interpellé le ministre de la Santé et de la Protection sociale, Amine Tahraoui, sur l’insuffisance dramatique des stocks d’antidotes dans les établissements sanitaires.

Le Parlement s’empare de l’affaire

Dans une question écrite adressée au ministre, le groupe parlementaire exige des explications claires et des mesures immédiates pour mettre fin à cette pénurie qui coûte des vies humaines chaque année.

Selon le PPS, l’absence d’antidotes a aggravé la tragédie, qui aurait pu être évitée si les moyens de traitement étaient disponibles.

Un risque mortel pour les zones rurales

Ces drames illustrent un danger quotidien pour des milliers de Marocains vivant dans les zones rurales et montagneuses, où les morsures de serpents et piqûres de scorpions sont fréquentes, surtout en période estivale.

Le manque d’antidotes entraîne des décès évitables et révèle des failles structurelles dans la gestion des risques sanitaires.

Un problème structurel dans le système de santé

Pour le PPS, cette situation traduit non seulement un défaut d’approvisionnement, mais également un manque de stratégie globale pour la prévention des morsures venimeuses.

Les hôpitaux périphériques, souvent dépourvus de ressources essentielles, peinent à sauver des vies dans l’urgence, alors même que ces antidotes existent et sont considérés comme des médicaments vitaux.

Le groupe parlementaire appelle le ministre à présenter un plan national pour garantir la disponibilité des antidotes dans tous les centres de santé, en particulier dans les zones à risque, mettre en place un système de distribution efficace et équitable, évitant les ruptures de stock et établir une stratégie de sensibilisation et de prévention auprès des populations rurales et des équipes médicales.

Une question de justice sanitaire

Cette tragédie relance un débat crucial : le droit à la santé et à la vie pour tous les citoyens, où qu’ils vivent. Les régions enclavées paient un lourd tribut à l’absence de préparation et d’anticipation, alors que la lutte contre les envenimations devrait être une priorité nationale.

Jusqu’à quand faudra-t-il attendre pour que des vies ne soient plus perdues à cause d’un antidote qui coûte quelques centaines de dirhams ?

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