Élections 2026: le PJD brandit l’étendard de l’honnêteté électorale

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Un an avant les élections législatives de 2026, le Parti de la justice et du développement (PJD) a présenté une série de propositions. Le parti qui cherche à se reconstruire après sa déroute de 2021, a soumis sa note au ministère de l’Intérieur pour exiger des élections « libres et honnêtes »

En prévision des élections législatives de 2026, le Parti de la Justice et du Développement (PJD) a transmis au ministère de l’Intérieur une note appelant à l’organisation de «scrutins libres, honnêtes et transparents». Cette démarche, qualifiée de devoir constitutionnel et de nécessité nationale par son vice-secrétaire général, Idriss Azami Al Idrissi, vise à «restaurer la confiance entre les citoyens et les institutions».

Selon le PJD, si la Constitution de 2011 a ouvert la voie à un renforcement du lien entre la société civile, les élus et la vie politique, ce progrès a connu un certain reflux. Le parti estime que les législatives de 2021 ont été marquées par des pratiques jugées problématiques.

Le PJD, un parti en recomposition

Rappelons que lors de ce scrutin, le PJD a subi un revers historique, passant de première force parlementaire à un score modeste ne lui permettant plus de jouer un rôle central à la Chambre des représentants. Cet échec a entraîné une remise en question de son positionnement politique et de sa capacité à fédérer son électorat traditionnel.

Dans ce contexte, le retour médiatique d’Abdelilah Benkirane, ancien secrétaire général du parti, a été perçu comme une tentative de relance. Ses récentes déclarations publiques ont toutefois suscité un écho limité, témoignant des défis de visibilité et de leadership auxquels le PJD est confronté aujourd’hui.

C’est dans cette optique de reconstruction que le parti a formulé ses propositions, en s’appuyant sur plusieurs références. Le PJD invoque d’abord les principes de la Constitution de 2011, qui garantissent l’égalité des chances, la neutralité de l’administration et la sincérité du scrutin. Il fait également référence aux discours royaux encourageant la préparation sérieuse des élections législatives et insistant sur la légitimité et la crédibilité des institutions.

Ces demandes s’inspirent enfin de la plateforme politique adoptée lors du 9e congrès national du PJD, qui appelle à une réforme globale du système électoral. L’objectif est d’assurer, selon la formation islamiste, le respect des règles et de lutter contre toute forme de clientélisme ou d’instrumentalisation des ressources publiques.

Le PJD se décrit comme une force de proposition visant à « prévenir l’abstention et restaurer la confiance dans le processus démocratique ». Reste à savoir si ces initiatives suffiront à relancer un parti qui, selon certains observateurs, a perdu de son aura et de sa crédibilité.

Dans ce contexte de reconstruction, alors que ses cadres historiques peinent à reconquérir l’électorat, la pertinence de cette stratégie interroge. En quête d’une nouvelle voie, le PJD devra faire plus qu’un simple plaidoyer pour la transparence s’il veut surmonter sa crise de leadership et reconquérir durablement sa place sur l’échiquier politique.

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