Les consommateurs marocains se plaignent depuis plusieurs semaines de l'augmentation des prix des viandes rouges.…
Marchés de Casablanca: les viandes rouges mènent la tendance haussière, la tomate fait exception
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Dynamique contrastée sur les légumes, tendance haussière sur les fruits et tensions persistantes sur les viandes rouges, c’est ce que révèle le bulletin hebdomadaire de Casablanca Prestations de ce mercredi 3 septembre.
Le prix des légumes au marché de gros des fruits et légumes de Casablanca indique une reconfiguration notable, se traduisant par des hausses significatives sur les carottes, les pommes de terre et le chou blanc, apprend-on du bulletin hebdomadaire de Casablanca Prestations. Les carottes, dont le prix plafond passe de 4,00 à 6,00 dirhams le kilogramme, enregistrent une poussée de +50%. Les pommes de terre suivent une trajectoire similaire, avec une hausse modérée de 0,50 dirham sur les deux bornes de prix. Le chou blanc, en forte tension, voit son prix plafond quasiment doubler, passant de 3,00 à 5,50 dirhams.
À l’inverse, la tomate, produit de consommation courante, affiche une baisse nette, avec un repli de 1,70 dirham sur le prix plafond, se situant à 3,80 DH. Son prix plancher baisse également à 1,50 DH contre 1,70 DH une semaine avant. Les courgettes et les aubergines restent stables, tandis que les concombres enregistrent une hausse marquée, leur prix plafond passant de 3,50 à 6,00 dirhams, soit une progression de plus de 70 % en une semaine.
Fruits : consolidation des prix sur les pommes, flambée sur les agrumes
Du côté des fruits, la tendance est globalement haussière, avec une flambée sur les agrumes et les fruits d’été. Les oranges, en particulier, voient leur prix plafond grimper de 6,50 à 8,50 dirhams le kilogramme, soit une hausse de plus de 30 %. Idem pour le prix de base, passant à 5 DH, en lieu et place de 4 DH il y a 7 jours.
Les pastèques et les melons, également concernés, enregistrent des hausses similaires. Pour le premier cité, alors que la semaine dernière il se négociait entre 1,20 et 2,70 DH naguère, aujourd’hui il se vend entre 1,50 et 4 DH. Quant au second, son prix plafond atteint 4 DH contre 3,50 DH le 27 août passé.
Les pommes locales et importées conservent leurs niveaux, respectivement à 13,00 et 23,00 dirhams le kilogramme en prix plafond, confirmant une stabilité sur ce segment. En revanche, les bananes locales franchissent un nouveau seuil, atteignant 12,00 dirhams en prix haut, contre 9,50 dirhams précédemment. Les bananes importées suivent cette dynamique, avec une hausse d’un dirham sur le plafond. Les raisins amorcent un léger repli, leur prix plafond passant de 10,00 à 9,00 dirhams.
Casablanca : viandes rouges en roue libre
Les prix de la viande bovine et ovine poursuivent leur progression, confirmant une tension persistante que pourraient expliquer les dernières mesures gouvernementales, particulièrement la suspension de l’exonération de droits de douane sur certaine catégorie de viande. Ainsi, la viande bovine passe de 67,00 à 73,00 dirhams en prix plancher, et de 93,00 à 95,00 dirhams en prix plafond, traduisant une hausse de 6 dirhams sur l’entrée de gamme. La viande ovine, plus exposée à la demande post-Aïd, enregistre une hausse plus marquée, avec un prix plancher passant de 75,00 à 87,00 dirhams, et un plafond atteignant désormais 115,00 dirhams, soit une progression de 5 dirhams sur le haut de gamme.
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Cette dynamique sur la viande rouge pourrait se prolonger au cours des prochaines semaines, au regard des mesures gouvernementales sus-évoquées.
À Casablanca, la flambée des prix alimentaires, notamment sur les viandes rouges, illustre une tension structurelle qui dépasse les simples aléas du marché. Sans régulation ciblée ni mesures d’ajustement efficaces, le panier du consommateur risque de devenir un marqueur silencieux d’une précarité qui s’installe durablement.
