Plus des trois-quarts des Français désapprouvent l'action d'Emmanuel Macron, selon un sondage publié vendredi, trois…
Lecornu mal accueilli: les Français sceptiques face au nouveau Premier ministre
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Les Français ont majoritairement une opinion défavorable du nouveau Premier ministre Sébastien Lecornu, selon deux sondages publiés dimanche, même si les chiffres varient sensiblement entre l’institut Ifop dans le JDD et Ipsos/BVA dans la Tribune Dimanche.
Deux sondages publiés dimanche révèlent une réception mitigée, voire négative, de la nomination de Sébastien Lecornu à Matignon. Entre manque de notoriété et défiance politique, le nouveau chef du gouvernement peine à convaincre, tandis que la popularité d’Emmanuel Macron s’effondre à un niveau critique.
L’entrée en fonction de Lecornu ne séduit pas
À peine nommé Premier ministre, Sébastien Lecornu se heurte déjà à la méfiance des Français. Selon l’enquête Ipsos/BVA pour La Tribune Dimanche, seuls 16 % des sondés lui accordent une opinion favorable, contre 40 % défavorable, et surtout 44 % déclarent ne pas le connaître suffisamment. Un déficit d’image qui le place derrière ses prédécesseurs et rivaux potentiels : Gabriel Attal (37 %), Michel Barnier (34 %) et Elisabeth Borne (27 %).
Même constat du côté de l’Ifop pour le Journal du Dimanche, qui mesure 62 % de mécontents face à Lecornu, contre 38 % de satisfaits.
Un défi budgétaire qui inquiète
Au-delà des impressions personnelles, c’est sa capacité à gouverner qui est mise en doute. Selon Ipsos/BVA, 60 % des Français estiment que Lecornu échouera à trouver un compromis avec l’opposition pour faire adopter le budget 2026. Une donnée inquiétante, alors que la crise des finances publiques et la sanction récente de Fitch sur la note de la France pèsent déjà sur le climat politique et économique.
Macron au plus bas
La nomination de Lecornu ne semble pas profiter non plus à Emmanuel Macron. Le baromètre Ifop relève une hausse de cinq points des mécontents du président, à 81 %, contre seulement 19 % de satisfaits. Un niveau qui illustre l’isolement croissant du chef de l’État à trois ans de la fin de son mandat.
Bardella et Le Pen en tête des préférences
Les sondages dressent également un état des forces en vue de la présidentielle. Selon Ipsos/BVA, le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, arrive en tête des personnalités dont les Français accepteraient l’élection (35 %), suivi de Marine Le Pen (32 %).
Derrière, Bruno Retailleau (27 %) et Édouard Philippe (25 %) maintiennent une présence notable. Côté gauche, Raphaël Glucksmann reste loin derrière, en huitième position avec 18 %.
Ces chiffres traduisent une double fragilité : celle d’un Premier ministre faiblement identifié et largement contesté, et celle d’un président affaibli, dont le pari de nommer un profil loyal mais peu populaire risque de renforcer le scepticisme ambiant.
L’enquête Ifop a été réalisée du 10 au 11 septembre en ligne, sur un échantillon représentatif de 1.000 personnes selon la méthode des quotas.
