Trump au Royaume-Uni: tech, nucléaire, business… les principales annonces

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Trump en visite au Royaume-Uni
Le président américain Donald Trump (au centre) et la Première dame américaine Melania Trump débarquent d'Air Force One après avoir atterri à l'aéroport de Stansted, dans l'est de l'Angleterre, le 16 septembre 2025, le premier jour d'une visite de deux jours au Royaume-Uni. ©AFP

Le gouvernement britannique de Keir Starmer, fragilisé sur le plan économique et en pleine crise politique, cherche à tirer parti de la visite de Donald Trump mercredi et jeudi pour multiplier les annonces, entre accord sur la tech et investissements américains.

En voici les principales.

Microsoft

Le groupe américain va investir 30 milliards de dollars (25 milliards d’euros) sur quatre ans, dont la moitié dans le cloud (informatique à distance) et l’intelligence artificielle – le reste sera dédié aux opérations existantes de l’entreprise.

Cet engagement d’envergure doit notamment lui permettre de « construire le plus grand supercalculateur du pays ».

Google

Le géant de la tech va engager 5 milliards de livres (5,8 milliards d’euros) sur deux ans au Royaume-Uni, notamment dans un centre de données et pour sa recherche et développement dans le pays, ce qui englobe Google DeepMind, son laboratoire d’IA.

Stargate UK

L’entreprise britannique Nscale, le pionnier américain de l’IA générative OpenAI et son compatriote Nvidia, champion des semi-conducteurs, vont créer dans le nord-est de l’Angleterre une déclinaison du programme d’investissement international Stargate, baptisé Stargate UK.

Il s’agit, selon le gouvernement, de développer une plateforme « pour déployer la technologie d’OpenAI sur une infrastructure souveraine au Royaume-Uni ».

Stargate est un projet gigantesque piloté par OpenAI avec le soutien de partenaires comme SoftBank, Oracle, Microsoft, MGX et Nvidia, qui vise jusqu’à 500 milliards de dollars d’investissements dans les infrastructures d’IA d’ici 2029 – des projets existent déjà au Texas, aux Emirats arabes unis et en Norvège.

Partenariat technologique

Londres et Washington doivent signer un partenariat – aux contours encore flous – pour doper la coopération technologique dans l’IA, le quantique et le nucléaire.

Cette collaboration doit notamment permettre de déployer les ordinateurs quantiques (des supercalculateurs) dans la santé, la défense ou la finance.

La NASA et l’Agence spatiale du Royaume-Uni ont aussi l’intention de développer des modèles d’IA pour soutenir les missions scientifiques et d’exploration.

Partenariat nucléaire

Ce même accord vise aussi à accélérer les délais d’autorisation et de validation des projets nucléaires entre les deux pays et à renforcer les programmes expérimentaux sur la prometteuse technologie de la fusion.

Les compagnies américaines X-Energy et Centrica ont annoncé la construction d’un maximum de 12 réacteurs modulaires avancés en l’Angleterre.

L’américain Holtec, le français EDF et le britannique Tritax vont lancer un projet de centres de données alimentés par des petits réacteurs modulaires.

Services financiers

Plusieurs sociétés financières américaines, comme Bank of America ou S&P, ont annoncé des investissements au Royaume-Uni, qui devraient permettre de créer 1.800 emplois à Londres, Edimbourg, Belfast et Manchester.

Citigroup va investir 1,1 milliard de livres (1,27 milliard d’euros) au Royaume-Uni et le prestataire de services de paiement en ligne PayPal 150 millions.

Droits de douane

Le gouvernement britannique espérait obtenir un accord avec Washington sur les droits de douane appliqués au whisky (10%) et à l’acier (25%), mais cet optimisme semble être retombé.

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