Inflation, croissance, reprise… BAM affine ses projections pour 2025-2026

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Le siège de Bank Al-Maghrib, à Rabat. ©DR

Croissance en hausse, inflation sous contrôle, déficit en repli : les indicateurs macroéconomiques de Bank Al-Maghrib s’orientent favorablement, malgré un contexte international incertain.

Bank Al-Maghrib a décidé, ce mardi, de maintenir son taux directeur inchangé à 2,25 %, confirmant une posture prudente dans un contexte de reprise économique modérée et d’inflation maîtrisée.

Après un ralentissement observé au 2e trimestre 2025, notamment dans les services, BAM prévoit une reprise progressive de l’activité économique. La banque centrale anticipe ainsi une accélération de la croissance nationale à 4,6 % en 2025, portée par la reprise du secteur agricole et le dynamisme des investissements publics. Ensuite, en 2026, la croissance devrait se stabiliser autour de 3,5 %, soutenue par les chantiers d’infrastructure et la relance industrielle.

L’inflation, quant à elle, devrait rester contenue et s’établir à 1 % en moyenne en 2025, avant de remonter à 1,9 % en 2026. L’inflation sous-jacente, indicateur clé du pilotage monétaire, reculerait à 1,1 % cette année, puis atteindrait 2 % l’an prochain. Les anticipations demeurent bien ancrées : les experts du secteur financier projettent une inflation autour de 2,1 % à l’horizon de deux ans.

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BAM souligne également l’effet différencié de ses décisions sur les taux débiteurs. Depuis juin 2024, les taux appliqués aux crédits au secteur non financier ont baissé de 59 points de base, contre 75 points pour le taux directeur. L’institution entend poursuivre l’assouplissement des conditions de financement, notamment en faveur des très petites entreprises.

Ralentissement mondial

À l’international, la Banque centrale prévoit un ralentissement de la croissance mondiale à 3 % en 2025, puis à 2,6 % en 2026. La baisse des prix de l’énergie — le Brent devrait reculer à 68,5 dollars le baril — contribue à la modération de l’inflation globale, malgré les tensions géopolitiques persistantes.

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Par ailleurs, les comptes extérieurs du Maroc affichent une dynamique soutenue, rassure BAM. Les exportations de biens progresseraient de 6,2 % en 2025, portées par les phosphates et dérivés, avant une hausse de 9,4 % en 2026 grâce à la reprise attendue de l’industrie automobile.

Les recettes de voyages et les transferts des MRE devraient poursuivre leur croissance, contribuant à contenir le déficit du compte courant autour de 2 % du PIB en 2026.

Sur le plan budgétaire, les recettes ordinaires ont augmenté de 14,5 % à fin août, portées par la performance fiscale. Les dépenses, en hausse de 12,6 %, traduisent l’effort d’investissement public. Le déficit budgétaire, hors cessions de participations, resterait stable à 3,9 % du PIB en 2025, avant de se réduire à 3,4 % en 2026.

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