Le conseiller spécial de Donald Trump pour l’Afrique et le Moyen-Orient, Massad Boulos, a réitéré…
Sahara marocain: nouvelle rencontre Boulos-De Mistura, Washington inébranlable
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Le renouvellement du mandat de la MINURSO était au menu d’un entretien entre conseiller spécial de Donald Trump pour l’Afrique et le Moyen-Orient, Massad Boulos, et l’envoyé l’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU pour le Sahara, Staffan de Mistura, hier jeudi.
Après un peu plus de deux semaines, le conseiller spécial de Donald Trump pour l’Afrique et le Moyen-Orient, Massad Boulos, a rencontré à nouveau hier jeudi l’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU pour le Sahara, Staffan de Mistura. Comme lors de leur entrevue du 5 septembre, le responsable américain réitéré la position inébranlable de son pays sur le dossier du Sahara marocain.
«Heureux de donner suite à ma précédente conversation avec l’Envoyé personnel du Secrétaire général de l’ONU pour le Sahara occidental, S.E. Staffan de Mistura. Cette fois-ci, nous avons discuté du renouvellement du mandat de la MINURSO», a déclaré Boulos dans un post sur X.
Et de rappeler: «Les États-Unis restent fermes sur leur position : une autonomie véritable sous souveraineté marocaine constitue la seule base pour une solution juste, durable et mutuellement acceptable au Sahara occidental, à même d’apporter prospérité, paix et stabilité à la région.» Une position qui avait déjà été exprimées lors de leur dernière rencontre.
Glad to build on my previous conversation with UN SecGen’s Envoy for Western Sahara, H.E. Staffan de Mistura. This time we discussed the MINURSO renewal. The U.S. is steadfast in its position, that genuine autonomy under Moroccan sovereignty is the only basis for a just, lasting,… pic.twitter.com/d25SrMrWcN
— U.S. Senior Advisor for Africa (@US_SrAdvisorAF) September 25, 2025
Position inébranlable
Washington réaffirme une énième fois sa position claire sur le dossier du Sahara. Pour rappel, le 8 avril dernier, à l’occasion d’un entretien avec le ministre des Affaires étrangères Nasser Bourita à Washington, le Secrétaire d’Etat américain Marco Rubio avait réitéré que les Etats-Unis reconnaissent la souveraineté du Maroc sur le Sahara.
Le chef de la diplomatie américaine a ajouté que son pays «soutient la proposition d’autonomie sérieuse, crédible et réaliste en tant que seule base pour une solution juste et durable à ce différend».
Il a aussi affirmé que le président Donald Trump «exhorte les parties à s’engager dans des discussions sans délai sur la base de la proposition marocaine d’autonomie comme seul cadre en vue de négocier une solution mutuellement acceptable». Et d’assurer «que les Etats-Unis faciliteraient le progrès vers cet objectif».
Implication de l’Algérie
En phase avec cette position, Massad Boulos avait même exhorté le président algérien Abdelmadjid Tebboune, fin juillet dernier lors d’une visite chez le voisin de l’est, à faire pression sur le Front Polisario afin qu’il soutienne le plan marocain d’autonomie pour le Sahara, a récemment la chaîne américaine Al Hurra.
Concernant ce «dossier sensible», la même source a souligné que les Etats-Unis «poussent depuis des années l’Algérie à négocier un cadre ou à soutenir un plan d’autonomie pour le Sahara occidental». La position d’Alger sur ce dossier constitue en effet un «véritable point de blocage» pour Washington, «bien plus que le refus de normaliser ses relations avec Israël», ajoutait-on.
Toujours selon Al Hurra, «les États-Unis et de nombreux pays occidentaux estiment que le conflit persistant autour du Sahara et la rupture diplomatique entre l’Algérie et le Maroc ont porté atteinte à la stabilité de la région, affaibli la coopération régionale face aux menaces sécuritaires au Sahel et entravé les opportunités d’intégration économique et sécuritaire en Afrique du Nord.»
