Des sénateurs républicains et démocrates se sont mis d'accord dimanche sur quelques mesures visant à…
États-Unis: la menace d’un « shutdown » pousse démocrates et républicains à rouvrir le dialogue
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Plusieurs élus américains se sont dits « ouverts à la discussion » dimanche à la veille d’une rencontre entre l’opposition démocrate et Donald Trump pour éviter un shutdown ou une paralysie budgétaire.
Le Congrès a jusqu’à mardi pour adopter un budget, même temporaire, et ainsi éviter un « shutdown », une paralysie de l’Etat fédéral.
Donald Trump est « ouvert à la discussion » et « veut agir de bonne foi », a assuré le président républicain de la chambre basse, Mike Johnson, dimanche sur la chaîne Fox News.
Il n’a toutefois pas répondu de manière explicite à la question de savoir si des négociations entre les deux partis, actuellement engagés dans un bras de fer, auront lieu lors de la réunion prévue lundi.
Le président républicain a déjà annulé une première rencontre avec l’opposition démocrate qui aurait dû se tenir la semaine dernière.
« Nous voulons trouver un terrain d’entente bipartisan (…) qui réponde réellement aux besoins du peuple américain sur la santé, la sécurité, et le bien-être économique », a de son côté déclaré Hakeem Jeffries, le chef de la minorité démocrate à la Chambre des représentants.
« J’espère que nous éviterons le +shutdown+ », a-t-il ajouté dimanche lors d’une interview sur la chaîne ABC.
Les républicains disposent de la majorité aux deux chambres du Congrès, mais en raison du règlement du Sénat, le parti de Donald Trump doit négocier avec les démocrates pour obtenir au moins sept de leurs voix.
Les démocrates, quant à eux, exigent notamment que les républicains rétablissent des centaines de milliards de dollars en dépenses de santé.
Les conservateurs, de leur côté, arguent que leur plan de dépenses pour sept semaines, finançant le gouvernement jusqu’à fin novembre, est le seul sur la table.
En mars, alors que la menace de « shutdown » planait déjà, les républicains avaient refusé d’engager le dialogue avec les démocrates sur d’énormes coupes budgétaires et le licenciement de milliers de fonctionnaires.
Dix sénateurs démocrates, dont leur patron Chuck Schumer, avaient alors décidé à contrecoeur de voter pour le texte des républicains, afin d’éviter la paralysie de l’Etat fédéral.
