Le consensus des investisseurs financiers au Maroc est "quasiment à l'unanimité" en faveur d’une stabilité…
AGR : la confiance des investisseurs locaux résiste à la correction du MASI
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Dans un contexte de repli après une période de forte envolée et de tensions conjoncturelles, le marché boursier casablancais affiche quand même des signes de résilience portés par les opérateurs locaux, selon une récente analyse d’Attijari Global Research (AGR).
Alors que l’indice MASI accuse une correction technique de plus de 10 % depuis septembre, les investisseurs en bourse maintiennent le cap. En effet, après avoir franchi le seuil symbolique des 20.000 points en août, le MASI a entamé une phase de consolidation, ramenant l’indice à des niveaux inférieurs.
Ce recul interprété par les analystes comme une prise de bénéfices après une progression annuelle de +23 %, s’inscrit dans un climat de marché marqué par des arbitrages sur les OPCVM et une aversion temporaire au risque liée à des facteurs sociaux. Pourtant, le socle de confiance ne s’effrite pas : les investisseurs marocains, qui représentent près de 90 % des volumes échangés, continuent de croire aux fondamentaux du marché.
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D’après la publication d’octobre de l’Indice de confiance des investisseurs en bourse d’AGR, le curseur pointe les 61,6 points, en léger recul de 1,5 point par rapport au trimestre précédent. Un niveau qui reste toutefois dans la zone dite d’« assurance » (50–75 pts), et traduit un optimisme mesuré. Il faut préciser que l’indice en question sert à capter les signaux faibles du sentiment de marché en période de volatilité.
Une observation à la loupe de cet indicateur révèle tout de même un basculement stratégique par typologie d’investisseurs. Ainsi, les investisseurs étrangers, plus sensibles aux signaux exogènes, voient leur indice de confiance chuter à 47,5 points, quittant la zone d’assurance pour celle de l’attentisme. À l’inverse, les institutionnels marocains, les OPCVM locaux et les investisseurs individuels renforcent leur position.
AGR projette une reprise prudente et sélective
Parallèlement, les « acteurs de référence » – grands comptes et gestionnaires professionnels – affichent une progression de 3,5 points à 67,2, tandis que les particuliers enregistrent une hausse de 4,3 points à 68,4. Cette dynamique locale compense partiellement le retrait des flux internationaux et confirme le rôle stabilisateur des opérateurs nationaux dans les phases de repli.
Pour AGR, les anticipations sur les trois prochains mois restent modérément optimistes, avec 57 % des investisseurs sondés tablant sur une reprise du MASI, contre 74 % lors de la précédente enquête. Les projections sur les volumes échangés reculent également, passant de 62 % à 38 %, signe d’une prudence accrue dans les stratégies d’allocation.
Pour les experts d’AGR, cette phase de consolidation est perçue comme une opportunité de repositionnement, avec une recherche active de points d’entrée sur des valeurs jugées sous-évaluées. Le maintien du MASI dans une tendance haussière structurelle, soutenue par des résultats solides et une liquidité maîtrisée, continue d’alimenter la confiance des opérateurs.
Il faut noter que cet indice repose sur une échelle quadrillée en quatre zones : « Pessimisme » (0–25 pts), « Attentisme » (25–50 pts), « Assurance » (50–75 pts) et « Optimisme » (75–100 pts).
En clair, en se maintenant à 61,6 points, l’indice révèle un marché casablancais ancré dans une dynamique de confiance, malgré les ajustements techniques.
Avec la régularisation de la publication de cet indicateur, AGR entend offrir aux professionnels un outil de lecture complémentaire, capable d’anticiper les inflexions du marché. Dans un environnement où les signaux sont parfois brouillés par les facteurs exogènes, la cartographie du sentiment devient un levier stratégique pour les gestionnaires d’actifs.
