Le déficit budgétaire s’est creusé en une année de 21,2 milliards de dirhams (MMDH) à…
Le déficit budgétaire du Maroc s’élève à 52,8 milliards DH à fin septembre 2025
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La situation des charges et ressources du Trésor (SCRT) à fin septembre 2025 fait ressortir un déficit budgétaire de 52,8 milliards de dirhams (MMDH), contre 35,6 MMDH durant la même période un an auparavant, selon le ministère de l’Économie et des Finances.
Cette évolution reflète une progression des dépenses (+50,5 MMDH) plus marquée que celle des recettes (+33,3 MMDH), fait savoir le ministère dans son récent document sur la SCRT.
D’après la même source, l’exécution de la loi de finances (LF) au cours des neuf premiers mois de 2025 s’est déroulée dans un contexte national globalement favorable, porté par l’accélération de la croissance économique à 5,5% au deuxième semestre, après 4,8% au premier trimestre.
Cette dynamique s’explique principalement par la vigueur de la demande intérieure ainsi que les bonnes performances des secteurs de l’agriculture, du tourisme et du BTP (bâtiment et travaux publics).
Au détail, les recettes ont enregistré, sur une base nette des remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux, un taux de réalisation de 74,7% par rapport aux prévisions de la LF.
Les recettes fiscales ont augmenté de 15,2% à plus de 258,1 MMDH, soit un taux de réalisation de 80,6%, tandis que les recettes non fiscales ont reculé de 1,9% à 33,5 MMDH. Concernant les dépenses ordinaires, elles ont atteint 266,2 MMDH à fin septembre dernier, affichant un taux d’exécution de 75,2%. Cette évolution est attribuable à l’augmentation des dépenses au titre des biens et services de près de 34 MMDH (+18,6%) et des intérêts de la dette de 6,7 MMDH (+23,6%).
Les charges de la compensation ont, pour leur part, diminué de 25,9% à 14,6 MMDH, suite à la baisse des dépenses liées au gaz butane (-2 MMDH), au sucre (-1,1 MMDH) et à la farine nationale de blé tendre (-420 millions de dirhams – MDH), ainsi qu’à la non reconduction de la subvention en faveur des professionnels du secteur du transport routier, dont le montant accordé à la même période de 2024 s’élevait à 1,6 MMDH.
Les évolutions des recettes et des dépenses ordinaires se sont traduites par un solde ordinaire excédentaire de près de 29 MMDH, contre 31,2 MM.DH un an auparavant.
Par ailleurs, le ministère précise que les dépenses d’investissement se sont établies à 73 MMDH, en hausse de 2,3 MMDH par rapport à fin septembre 2024. Comparativement aux prévisions de la LF 2025, leur taux de réalisation s’est élevé à 69,2%.
De leur côté, les comptes spéciaux du Trésor (CST) ont dégagé un solde négatif de 8,7 MMDH, contre un solde excédentaire de 3,9 MMDH à fin septembre 2024.
La SCRT est le document statistique qui présente, au nom du ministère de l’Économie et des Finances, les résultats de l’exécution des prévisions de la LF avec une comparaison par rapport aux réalisations de la même période de l’année précédente.
Alors que la situation produite par la Trésorerie Générale du Royaume (TGR) a un caractère fondamentalement comptable, la SCRT appréhende, comme le préconisent les normes internationales en matière de statistiques des finances publiques, les transactions économiques réalisées au cours d’une période budgétaire en décrivant, en termes de flux, les recettes ordinaires, les dépenses ordinaires, les dépenses d’investissement, le déficit budgétaire, le besoin de financement et les financements mobilisés pour la couverture de ce besoin.
