La détention préventive prolongée de 42 personnes arrêtées ces derniers mois lors du mouvement de…
GenZ212 réclame la libération des personnes arrêtées lors des manifestations
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« Détenus, restez sereins, nous poursuivrons la lutte! » ont scandé quelques dizaines de manifestants rassemblés samedi à Rabat à l’appel du collectif GenZ 212, dont l’élan de la mobilisation, engagée depuis fin septembre pour réclamer des réformes sociales et politiques, paraît s’essouffler.
Devant le Parlement, des jeunes ont brandi des drapeaux pirates à l’effigie du héros du manga One Piece — le plus vendu de l’histoire — devenu le symbole d’une génération en quête de changement.
Depuis le 27 septembre, le collectif, dont les fondateurs restent anonymes, organise des rassemblements pacifiques à travers le pays pour exiger des réformes dans les secteurs de la santé et de l’éducation, la fin de la corruption et le limogeage du gouvernement.
Aux premiers jours de cette mobilisation initialement interdite, la police a procédé à des centaines d’interpellations. En marge des rassemblements, deux soirées ont été émaillées de heurts — faisant trois morts près d’Agadir — et d’actes de vandalisme.
Selon un dernier bilan de l’Association marocaine des droits humains, plus de 600 personnes, dont de nombreux mineurs, sont détenues en attendant leur procès pour participation aux manifestations ou violences connexes.
Un jeune homme arrêté le 26 septembre dans le sud du pays a été condamné cette semaine à cinq ans de prison pour « incitation à commettre un délit ou un crime », en lien avec les appels à manifester, a indiqué samedi à l’AFP l’avocat Mohamed Nouini.
Ce dernier avait annoncé la veille la condamnation à un an de prison d’un étudiant interpellé lors d’un rassemblement du collectif.
GenZ 212 avait appelé ce samedi à des « sit-in pacifiques », une semaine après un discours attendu du roi Mohammed VI, qui a exhorté le gouvernement à accélérer les réformes sociales.
S’il espérait une mobilisation « massive« , le mouvement semble marquer le pas. Une centaine de personnes se sont réunies à Casablanca et Tanger, d’après des diffusions en direct en ligne.
