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Défaillances d’entreprises: le Maroc sous pression, les TPME en première ligne
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Selon un dernier rapport d’Allianz Trade, le Maroc devrait enregistrer encore plus de défaillances d’entreprises en 2025, d’un niveau jamais atteint depuis la crise financière. Les TPME, en première ligne, subissent une pression structurelle dans un contexte mondial marqué par cinq années consécutives de hausse des faillites.
Le rapport Global Insolvency Outlook 2026-2027, publié par Allianz Trade, confirme une dynamique préoccupante pour le tissu entrepreneurial marocain. En 2025, le Royaume devrait enregistrer 16 800 défaillances d’entreprises, soit une hausse de +7 % par rapport à l’année précédente. Ce niveau place le Maroc 109 % au-dessus de sa moyenne pré-pandémique, un seuil jamais atteint depuis la crise financière mondiale.
Cette tension structurelle touche en priorité les très petites et moyennes entreprises (TPME), qui représentent l’essentiel du tissu productif national. Faiblement capitalisées, peu couvertes par les mécanismes de garantie, et souvent dépendantes d’une clientèle locale exposée à la contraction du pouvoir d’achat, ces structures subissent de plein fouet les effets combinés du ralentissement économique, du durcissement des conditions de crédit et du retrait progressif des soutiens publics.
Allianz Trade rapporte que les secteurs les plus exposés restent la construction, le commerce de détail, les services B2C et l’hôtellerie-restauration, où la fragilité financière est accentuée par la volatilité de la demande.
Défaillances TPME : renforcer la résilience
Pour 2026, le rapport anticipe un léger repli des défaillances au Maroc (-1 %), suivi d’une baisse plus marquée en 2027 (-6 %). Mais ces inflexions ne suffisent pas à ramener les niveaux vers leur moyenne historique : le pays resterait 94 % au-dessus de son seuil pré-Covid, confirmant une vulnérabilité persistante.
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À l’échelle mondiale, la tendance reste haussière. L’année 2025 devrait marquer la cinquième année consécutive de hausse des défaillances, avec +6 % attendus, puis +5 % en 2026, avant un recul de -1 % en 2027. Les États-Unis (+9 %), la Chine (+10 %) et plusieurs pays européens comme l’Italie (+38 %) et la Suisse (+26 %) alimentent cette dynamique. Les économies fortement dépendantes des exportations – Canada, France, Espagne, Pays-Bas – sont particulièrement exposées aux effets de la guerre commerciale et du ralentissement des flux mondiaux.
Dans ce contexte, le Maroc s’inscrit dans une trajectoire mondiale de fragilisation des entreprises, mais avec une exposition spécifique liée à la structure de son tissu productif. La résilience des TPME devient un enjeu stratégique, appelant à des réponses ciblées en matière de financement, de formation, de digitalisation et de couverture contre les risques. À défaut, la dynamique actuelle pourrait compromettre durablement les capacités de rebond du tissu économique national.
En clair, cette propension de défaillance prolongée confirme la fragilité structurelle des TPME dans un environnement mondial marqué par la persistance des faillites, la volatilité commerciale et le durcissement des conditions financières.
