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Plainte contre la Nobel de la paix Tawakkol Karman pour «incitation à la haine et offense au Roi du Maroc»
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Le Club des avocats au Maroc a déposé une plainte pénale auprès du parquet turc contre la militante yéménite et lauréate du prix Nobel de la paix, Tawakkol Karman, pour incitation à la haine, appels à la violence et offense au Roi Mohammed VI, après une série de publications jugées hostiles aux institutions marocaines et appelant à la «chute du régime».
Le Club des avocats au Maroc a annoncé avoir saisi officiellement la justice turque par le dépôt d’une plainte pénale contre la militante yéménite Tawakkol Karman, lauréate du prix Nobel de la paix 2011, l’accusant d’incitation à la haine, d’appel à la violence, de glorification du terrorisme et d’atteinte au chef de l’État marocain.
La plainte se fonde sur une série de publications sur la plateforme X, où la militante a salué les manifestations enregistrées au Maroc ces dernières semaines en les qualifiant de « révolution victorieuse » et en appelant à la « chute du système », comparant la situation du Royaume à celle de pays ayant connu des renversements de régime.
Selon Me Mourad El Ajouti, président du Club, les propos de Karman « contiennent des appels explicites à l’insurrection et à l’atteinte à l’ordre constitutionnel, ainsi que des insultes dirigées contre le Roi Mohammed VI », ce qui constitue une infraction au regard du droit turc, notamment au titre des articles 125, 216, 312, 314, 220/6-7 et 340 du Code pénal.
2.Cette plainte, adressée au Procureur de la République près la Cour de cassation de Turquie, s’appuie sur les articles 125, 216, 312, 314, 220/6-7 et 340 du Code pénal turc, ainsi que sur la loi n° 3713 relative à la lutte contre le terrorisme.
— Mourad Elajouti (@Elajouti) October 27, 2025
La plainte rappelle que l’article 340 punit spécifiquement l’offense publique à un chef d’État étranger, en raison de ses implications diplomatiques. Elle précise également que « loin d’un débat d’opinion », ces déclarations relèvent de l’incitation directe au désordre, passible de poursuites dans tout État défendant ses institutions souveraines.
Le Club souligne que « la liberté d’expression ne peut servir de prétexte à la promotion de la violence ni au dénigrement des symboles constitutionnels », d’autant plus lorsqu’il s’agit d’une personnalité internationale censée promouvoir la paix. Il appelle les autorités turques à ouvrir une enquête, auditionner la mise en cause et enclencher les procédures prévues en cas d’entrée sur le territoire turc.
Pour les juristes marocains, cette action vise également à établir un précédent international face à la multiplication des appels à la subversion via les réseaux sociaux, qui dépassent la critique politique pour s’inscrire dans la déstabilisation ciblée des institutions légitimes.
