Le taux de chômage est passé de 10,4% à 10,7% au niveau national entre le…
Maroc: léger recul du chômage au troisième trimestre 2025, selon le HCP
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Le taux de chômage au Maroc a légèrement reculé au troisième trimestre 2025, atteignant 13,1%. Cependant, la progression du sous-emploi, notamment en milieu rural, tempère cette amélioration apparente, annonce ce mardi le Haut-Commissariat au Plan (HCP).
Le HCP indique dans une note d’information que le taux de chômage est passé de 13,6% au deuxième trimestre à 13,1% au troisième trimestre 2025, soit une baisse de 0,5 point. En milieu urbain, il a reculé de 17% à 16,3% (-0,7 point), tandis qu’en milieu rural, il est passé de 7,4% à 6,9% (-0,5 point).
Le nombre total de chômeurs a ainsi diminué de 55.000 personnes sur un an, passant de 1,683 million à 1,629 million, soit une baisse de 3%. Cette amélioration résulte d’une diminution de 29.000 chômeurs en milieu urbain et de 25.000 en milieu rural.
Des écarts persistants entre hommes et femmes
Le recul du chômage ne profite pas à toutes les catégories sociales. Alors que le taux de chômage des hommes a baissé d’un point, passant de 11,6% à 10,6%, celui des femmes a au contraire progressé de 0,8 point, atteignant 21,6%.
Chez les jeunes âgés de 15 à 24 ans, le taux recule légèrement, de 39,5% à 38,4% (-1,1 point), et parmi les personnes âgées de 35 à 44 ans, il passe de 7,7% à 6,9% (-0,8 point).
Les diplômés restent les plus touchés
Le chômage des diplômés reste élevé malgré une baisse modérée, passant de 19,8% à 19%.
Selon le type de diplôme, la baisse la plus significative est observée chez les techniciens et cadres moyens, dont le taux chute de 29,9% à 27,6% (-2,3 points).
En revanche, le chômage augmente légèrement parmi les diplômés du secondaire qualifiant (+0,5 point) et ceux de l’enseignement supérieur (+0,4 point), ce qui traduit une inadéquation persistante entre formation et marché de l’emploi.
Une aggravation notable du sous-emploi
Le revers de cette amélioration apparente réside dans la forte progression du sous-emploi, qui touche désormais 1,199 million de personnes, contre 1,066 million un an plus tôt.
Le taux de sous-emploi s’établit ainsi à 11,1% au niveau national (contre 10% en 2024), atteignant 9,5% en milieu urbain et 13,8% en milieu rural.
Deux types de sous-emploi sont en hausse. Pendant que celui lié au manque d’heures travaillées, passé de 5,5% à 5,7%, celui lié à l’insuffisance du revenu ou à l’inadéquation formation-emploi, passé de 4,5% à 5,3%.
Les hausses les plus marquées concernent les 35-44 ans (+2,2 points), les jeunes de 15 à 24 ans (+2 points), les ruraux (+1,8 point) et les hommes (+1,3 point).
Les BTP et l’agriculture, secteurs les plus touchés
Le secteur du bâtiment et travaux publics (BTP) enregistre la hausse la plus importante du sous-emploi, avec +2,3 points, passant de 19,9% à 22,2%. Il est suivi du secteur de l’agriculture, forêt et pêche, dont le taux de sous-emploi passe de 11,9% à 13,1% (+1,2 point), confirmant la fragilité persistante de l’emploi saisonnier et informel.
Le recul du chômage observé au T3-2025 traduit davantage une réduction de la population active qu’une amélioration structurelle du marché du travail. Le maintien d’un chômage féminin élevé et la hausse du sous-emploi rural témoignent d’un marché encore dual, marqué par la précarité et la faible qualité des emplois créés.
