La police judiciaire de Berkane, en étroite coordination avec la DGST, a neutralisé un réseau…
Trafic de drogue via des drones vers l’Algérie: peines sévères pour le réseau démantelé à l’Oriental
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La justice frappe fort contre le trafic de drogue via des drones dans la région de l’Oriental. La chambre criminelle près la Cour d’appel d’Oujda a rendu des peines sévères à l’encontre de membres d’un réseau de trafic de drogue opérant aux frontières orientales via des drones. Sur les dix personnes arrêtées, seul un mécanicien a été acquitté faute de preuves.
Ces condamnations font suite à une enquête minutieuse menée par la Brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ), qui a suivi pendant plusieurs semaines les déplacements des suspects originaires d’Oujda ainsi que des communes de Beni Drar et Beni Khaled, avant de démanteler le réseau et d’arrêter dix personnes. Un mécanicien a été acquitté faute de preuves suffisantes.
Les peines prononcées varient : deux ans de prison ferme pour un intermédiaire, huit ans pour deux individus, et jusqu’à dix ans pour six autres membres, soulignant la fermeté de la justice à l’égard de ceux qui utilisent des technologies modernes pour faciliter le trafic de drogue.
Coup de filet spectaculaire
Les éléments de la police judiciaire de Berkane, en étroite coordination avec les éléments la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST), ont pour rappel neutralisé fin septembre ce réseau qui utilisait des drones pour faire passer du haschich vers l’Algérie.
Un coup de filet spectaculaire a été mené à Berkane et à Ahfir le week-end du 20 et 21 septembre dernier. Les éléments de la sûreté nationale, épaulés par leurs homologues de la sûreté du territoire, ont arrêté neuf personnes soupçonnées de participation à un vaste réseau de trafic de drogue utilisant des drones pour franchir la frontière algérienne.
Cette opération faisait suite à l’interpellation, le 15 septembre à Ahfir, d’un trafiquant activement recherché pour son implication dans des affaires d’import-export illicite de stupéfiants.
Les investigations menées sous la supervision du parquet de Berkane ont permis d’identifier et d’arrêter, quelques jours plus tard, plusieurs complices présumés : deux individus originaires de Saïdia, deux autres de Berkane, et un cinquième du douar Lebghada (commune d’Ahfir).
Dans la matinée du dimanche 21 septembre, un raid conjoint de la DGST et de la police a ciblé le quartier « l’habitat » à Ahfir, où un sixième suspect avait été appréhendé. Les perquisitions menées à son domicile ont abouti à la saisie de cinq drones, de batteries de rechange et de près de 10 kilogrammes de résine de cannabis.
Drones chargés de ballots de haschich
Selon les premiers éléments de l’enquête, le mode opératoire consistait à charger les drones de ballots de haschich avant de les programmer pour traverser discrètement la frontière vers l’Algérie, échappant ainsi aux patrouilles terrestres.
Avec ces arrestations, le nombre total de personnes mises en cause dans ce dossier s’était élever à dix personnes. Toutes ont été placées en garde à vue afin de déterminer l’ampleur du réseau, ses ramifications internationales et d’éventuels liens avec d’autres filières transfrontalières.

Ce démantèlement illustre les nouvelles stratégies adoptées par les trafiquants, misant sur les technologies de pointe pour contourner la surveillance, mais aussi la réactivité des forces de sécurité marocaines, qui adaptent leurs dispositifs pour contrer ces méthodes innovantes.
Des drones dans le trafic transfrontalier
L’utilisation de drones pour transporter la drogue vers l’Algérie comme vers l’Espagne avec qui les autorités marocaines ont réalisé des opérations importantes ces derniers temps, représente une nouvelle étape dans l’ingéniosité des trafiquants. Ces appareils permettent de transporter des ballots de haschich rapidement et discrètement, limitant le risque de détection par les patrouilles et augmentant l’efficacité du réseau criminel.
Les enquêteurs ont précisé que chaque drone pouvait transporter plusieurs kilogrammes de résine de cannabis, rendant ces opérations particulièrement lucratives pour les trafiquants.
Les forces de sécurité marocaines ont démontré une grande réactivité face à cette évolution technologique. Le démantèlement de ce réseau montre que les autorités adaptent leurs méthodes et disposent désormais de moyens pour détecter et neutraliser ces nouvelles techniques de contrebande.
Un signal fort de la justice
Cette affaire envoie un signal clair : la justice marocaine reste ferme face aux trafiquants, même lorsque ceux-ci utilisent des technologies de pointe. Elle illustre également l’importance de la coordination entre les différents corps de sûreté notamment la BNPJ et l’ensemble de la police judiciaire avec la DGST, pour lutter efficacement contre les réseaux de drogue transfrontaliers.
En plus de sanctionner les coupables, l’opération a permis de mieux comprendre les ramifications de ce réseau et ses liens éventuels avec d’autres filières transfrontalières. Les autorités poursuivent les investigations afin de démanteler complètement le réseau et de prévenir de futurs trafics par drones dans la région.
