Guinée-Bissau: après son renversement, Umaro Sissoco Embaló trouve refuge au Maroc

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Après le coup d’État, Embaló poursuit son exil et trouve refuge au Maroc
Le président déchu bissau-guinéen Umaro Sissoco Embalo. ©DR

Renversé fin novembre par une junte militaire, l’ex-président bissau-guinéen Umaro Sissoco Embaló poursuit son exil. Après Dakar et Brazzaville, il a atterri ce mercredi à Rabat pour solliciter l’asile politique au Maroc, selon Jeune Afrique.

D’après le média panafricain Jeune Afrique, l’ex-président bissau-guinéen Umaro Sissoco Embaló cherche à obtenir l’asile au Maroc après avoir été renversé par un coup d’État mené par le général Horta N’Tam le 26 novembre dernier. Rabat constitue la troisième étape de son exil: il a d’abord quitté Bissau pour Dakar, puis s’est rendu à Brazzaville, avant de prendre la direction du Maroc ce mercredi.

Le magazine précise qu’Embaló a voyagé à bord d’un vol privé accompagné de plusieurs de ses collaborateurs proches, ajoutant que l’ancien chef d’État devrait séjourner au Maroc pour une durée indéterminée.

Déjà samedi dernier, l’AFP confirmait l’arrivée d’Embaló dans la capitale de la République du Congo, où il est réputé proche du président Denis Sassou Nguesso, un allié de longue date. « Il est arrivé pour y rester », indiquait alors une source gouvernementale congolaise.

Le coup d’État de la semaine dernière, dans ce petit État lusophone d’Afrique de l’Ouest au passé politique tumultueux, a rapidement bouleversé les institutions. Les putschistes avaient annoncé la suspension des élections présidentielle et législatives prévues le 23 novembre, affirmant vouloir « rétablir l’ordre » après avoir découvert, selon leurs dires, un « plan de déstabilisation impliquant des barons de la drogue ».

Horta N’Tam nommé président de transition

Le général Horta N’Tam, jusque-là chef d’état-major de l’armée de terre, a été nommé président de la transition pour une période d’un an. Ce changement brutal a aussitôt suscité des condamnations internationales : le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a dénoncé une « violation grave des principes démocratiques », tandis que la CEDEAO et l’Union africaine ont suspendu la Guinée-Bissau de toutes leurs instances.

Avec une histoire jalonnée de quatre coups d’État et de multiples tentatives de putsch depuis son indépendance en 1974, la Guinée-Bissau replonge une nouvelle fois dans l’incertitude. Le pays de 2,2 millions d’habitants, miné par la pauvreté, la corruption et son rôle clé dans les routes du trafic de drogue entre l’Amérique du Sud et l’Europe, vit à nouveau une transition politique sous tension.

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