L’endommagement du câble a provoqué la fuite d’un fluide isolant biodégradable, qui «n'est pas nocif…
Connectivité numérique: le câble Medusa propulse l’Oriental dans la cour des grands
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Le câble sous‑marin Medusa est officiellement arrivé à Arekmane, dans la province de Nador. Entre prouesse technologique et partenariat stratégique avec Orange Maroc et Inwi, le Royaume muscle sa souveraineté numérique. Décryptage.
Le Maroc vient de franchir une étape décisive dans le déploiement de ses autoroutes de l’information. Le câble sous‑marin Medusa, véritable colonne vertébrale numérique de la Méditerranée, est arrivé le 18 décembre à Arekmane, près de Nador. Une cérémonie présidée par le gouverneur Jamal Chaarani a marqué l’aboutissement d’une phase clé de ce méga‑projet d’interconnexion Europe‑Afrique.
Long de 8 700 kilomètres, le câble Medusa — porté par un consortium mené par AFR‑IX Telecom — impressionne autant par son envergure que par sa puissance. À Nador, il apporte une capacité pouvant atteindre 20 Tbps par paire de fibres, un saut technologique majeur pour l’écosystème numérique marocain.
The #Medusa Submarine Cable has successfully landed in Nador 🇲🇦.
After Marseille 🇫🇷 & Bizerte 🇹🇳, this milestone boosts resilient, high-capacity connectivity across the #Mediterranean.
Medusa is the flagship #GlobalGateway project that connects both shores of the Mediterranean pic.twitter.com/Sn59OMb6j5
— EU for Middle East, North Africa and the Gulf (@EU4MENAGulf) December 16, 2025
Au‑delà du débit, Medusa introduit une architecture de nouvelle génération permettant une connexion directe avec des hubs stratégiques : Barcelone, Marseille, Bizerte… Pour Orange Maroc et Inwi, partenaires nationaux du projet, l’objectif est de diversifier les routes internationales, de réduire la latence et de renforcer la résilience du réseau national face aux risques géopolitiques et aux pannes majeures.
Le choix d’Arekmane n’est pas anodin. Il s’inscrit dans une stratégie de décentralisation des infrastructures critiques, longtemps concentrées entre Tanger et Casablanca. Avec cette nouvelle connexion, le Maroc se dote d’une troisième voie souveraine, capable de sécuriser davantage ses flux de données.
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Elle transforme l’Oriental en plateforme numérique émergente, en synergie avec les ambitions du complexe portuaire Nador West Med.
Pour les investisseurs, Medusa agit comme un catalyseur : data centers, industries technologiques, services cloud… autant de secteurs gourmands en bande passante qui trouvent désormais un terrain propice.
Medusa, souveraineté numérique et résilience régionale
Avec ses 18 points de connexions sur les deux rives de la Méditerranée, Medusa devient le plus long câble de la région. Dans un contexte où la sécurité des câbles sous‑marins est devenue un enjeu géopolitique majeur, disposer d’une infrastructure moderne, diversifiée et redondante constitue un atout stratégique pour le Royaume.
Le projet bénéficie par ailleurs du soutien de la Banque européenne d’investissement (BEI), signe d’un partenariat euro‑marocain qui dépasse la simple coopération commerciale. Le Maroc devra désormais disposer des “canaux” nécessaires pour héberger une partie d’internet.
Cette connexion ne constitue pas uniquement une opportunité, mais c’est surtout un nouveau défi qui consiste à transformer cette autoroute numérique de 20 Tbps en moteur d’une véritable économie de la donnée. Pour que Medusa ne soit pas seulement un corridor de transit, il faudra accélérer l’émergence d’un écosystème local: data centers, services cloud souverains, industries numériques, formation…
