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Tabacs, médicaments, alimentation… Les changements clés pour les bourses marocaines en 2026
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La circulaire douanière publiée vendredi dernier éclaire certaines dispositions et implications de la Loi de finances 2026. Au-delà de sa technicité, le texte met en lumière des changements qui vont directement impacter le quotidien des citoyens.
Les premiers concernés seront assurément les commerçants de cigarettes. En effet, dès le 1er janvier 2026, soit dans un peu moins de 72 heures, la composante spécifique de la taxe intérieure de consommation passe de 400 à 550 dirhams pour 1.000 cigarettes. Le minimum de perception est relevé à 953 dirhams.
Cette mesure, relevant de la cinquième et ultime étape de la réforme concernant ce produit, ne sera pas sans incidence sur le prix au détail pour les consommateurs. Et ce ne sont pas seulement les cigarettes classiques qui sont concernées : la disposition s’étend aux produits connexes, tels que les cigarettes électroniques jetables, les liquides de vapotage, les substituts nicotiniques et même certains produits sucrés.
Loi de finances 2026: des baisses pour soutenir le pouvoir d’achat
Hormis le relèvement sur les produits du tabac et dérivés, la circulaire apporte de bonnes nouvelles pour d’autres produits, consommables comme non consommables. Les droits d’importation sur les téléphones portables, notamment les smartphones, passent de 17,5 % à 2,5 %. L’objectif est de rendre le marché officiel plus compétitif face aux importations illégales et d’encourager l’émergence d’une industrie locale d’assemblage. Pour les consommateurs, cette révision devrait se traduire par une baisse des prix des téléphones et produits associés, comme les montres connectées ou les oreillettes.
Du côté de l’alimentation, la TVA est supprimée sur les pâtes courtes non cuites et non farcies, jusque-là taxées à 10 %. Quant aux viandes rouges, les droits d’importation et la TVA sont suspendus pour une période de 12 mois sur les bovins vivants (dans la limite de 300.000 têtes) et les camélidés (10.000 têtes). Cette mesure vise à augmenter l’offre nationale et à contenir la hausse des prix, un soulagement pour le panier de la ménagère.
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La santé bénéficie également de cette dynamique baissière: dès 2026, 112 produits pharmaceutiques verront leurs droits d’importation réduits, parfois jusqu’à 91 %. Une baisse record qui ambitionne de faire baisser les prix pour les patients, de renforcer la souveraineté sanitaire et de soutenir la couverture médicale. Le sang et ses dérivés bénéficieront également d’une exonération de TVA à l’importation.
Modernisation des contrôles et lutte contre l’informel
Un autre fait notable ressort de la circulaire douanière: la modernisation des contrôles douaniers et la lutte contre l’informel. Les agents des douanes pourront désormais recourir à des outils technologiques tels que des drones, des caméras de surveillance et des scanners.
Une innovation majeure est également introduite, à savoir l’intégration de la blockchain dans le processus de dédouanement. Les opérateurs volontaires pourront déposer et transmettre leurs documents commerciaux via une plateforme sécurisée, garantissant l’authenticité des factures et accélérant les délais de traitement.
Quant à la lutte contre l’informel, la circulaire cible les pratiques frauduleuses dans les zones d’accélération industrielle (ZAI). La présence de marchandises non déclarées et incompatibles avec l’activité des soumissionnaires est désormais assimilée à de la contrebande, érigée en délit de deuxième classe. Une mesure qui vise à protéger la compétitivité des entreprises respectueuses des règles et à réduire la concurrence déloyale.
Pour ainsi dire, la circulaire douanière de la Loi de finances 2026 agit sur plusieurs fronts. Elle apporte un allègement des droits de douane sur certains produits ciblés, tout en durcissant les moyens de contrôle et en déclarant la guerre à l’informel. Pour les consommateurs, le véritable enjeu reste la transmission effective de ces avantages fiscaux jusqu’à leur niveau.
