Le président du Rassemblement national des indépendants (RNI), Aziz Akhannouch, s'est entretenu, lundi au siège…
Le RNI ouvre la course à la succession d’Aziz Akhannouch
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Le Rassemblement national des indépendants (RNI) a ouvert ce lundi 12 janvier le dépôt des candidatures pour la présidence du parti. La clôture des candidatures est prévue le 26 janvier à 12h30, avant le congrès extraordinaire qui désignera le nouveau président, le 7 février prochain à El Jadida.
Cette annonce fait suite à la décision d’Aziz Akhannouch, rendue publique dimanche 11 janvier, de ne pas se présenter pour un troisième mandat à la tête du parti. Cette décision intervenait un jour seulement après que le RNI a annoncé le prolongement du mandat de ses instances dirigeantes jusqu’après les prochaines élections, «en raison de la spécificité de la phase actuelle», avait-il justifié.
Lors d’une réunion tenue dimanche 11 janvier au siège central du RNI à Rabat, Akhannouch a présenté un exposé sur la situation politique, sociale et économique du Maroc, ainsi que sur la gestion interne du parti, en prévision de cette étape cruciale. Le Bureau politique a également validé la composition de la commission préparatoire chargée de l’organisation du congrès.

Le congrès extraordinaire du RNI marque une étape clé dans la recomposition de la direction du parti, à l’approche de transformations politiques majeures et du réaménagement des structures de leadership.
Un coup de tonnerre politique
Le chef du gouvernement et président du RNI pendant deux mandats, Aziz Akhannouch, a annoncé dimanche qu’il ne se présenterait pas pour un troisième mandat à la tête du parti. Cette décision, faite lors d’une réunion du bureau politique, vise à permettre l’émergence d’un nouveau leader lors du congrès extraordinaire du RNI, prévu le 7 février à El Jadida.
« Le parti dispose de ses structures et de ses bases solides. Il n’est pas nécessaire que je reste éternellement à la tête », a expliqué Akhannouch. Et de souligner: « C’est le meilleur moment pour passer le flambeau. Deux mandats ça suffit. On ne doit pas dépasser deux mandats, ce n’est pas un héritage. »
Le RNI métamorphosé par Aziz Akhannouch
Depuis sa prise de fonction en 2016, Akhannouch a transformé le RNI en force électorale majeure, avec notamment la victoire aux élections législatives du 8 septembre 2021 et la formation du gouvernement actuel. Son mandat a été marqué par la restructuration du parti, le renforcement de sa présence sur le terrain, et un discours politique inclusif touchant diverses couches sociales et économiques.
Le chef du gouvernement a précisé que son départ de la présidence du parti ne signifie pas un retrait de ses responsabilités gouvernementales. Il restera en effet engagé jusqu’à la fin de la législature pour la mise en œuvre des priorités économiques et sociales, conformément aux orientations royales, tout en assurant stabilité et continuité des réformes.
Pour les observateurs, ce choix constitue une étape positive pour le paysage politique marocain et envoie un message clair : la force d’un parti ne dépend pas de la durée de mandat de son dirigeant, mais de sa capacité à former de nouvelles élites, renouveler le leadership et consolider la culture du changement démocratique.
