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Face à Trump, « la fermeté », « c’est important », dit le ministre français de l’Économie
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Le ministre français de l’Économie, Roland Lescure, a affirmé jeudi que « la fermeté » face au président américain Donald Trump, « c’est important », et qu’il restait « vigilant » après la baisse des tensions autour du Groenland.
Devant la menace formulée par Donald Trump de droits de douane contre tous les pays qui s’opposeraient à la volonté de faire du Groenland un territoire américain, « il y a eu une réaction très forte, de l’Europe d’abord, de la France, de l’Allemagne et de quelques autres, du Canada », a noté M. Lescure, interrogé sur la radio française RTL.
« Et je pense que cette fermeté a commencé à convaincre le président américain qu’il fallait trouver d’autres voies et moyens que la force », car « la fermeté aujourd’hui, dans un monde où la loi du plus fort a tendance parfois à s’imposer, c’est important », a-t-il poursuivi.
Donald Trump a levé cette menace mercredi soir, voulant parvenir à un « accord » dont le contenu reste à négocier.
Quant à la suite, le ministre s’est dit « vigilant. C’est un premier bon signe, qui va dans la bonne direction. C’est au fond ce qu’on cherchait. Le mot magique des 48 dernières heures, c’était la désescalade ».
M. Lescure a confirmé que la France n’avait aucune intention d’intégrer le « Conseil de la paix » proposé par M. Trump, et qu’elle privilégiait le cadre de l’ONU pour régler les différends diplomatiques. « Nous considérons que l’organisation des Nations unies, c’est le Conseil de la paix », a-t-il expliqué.
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Interrogé pour savoir s’il aiderait les secteurs économiques touchés par d’éventuels droits de douane américains contre les pays qui refuseraient d’intégrer cette nouvelle structure, il a rappelé « qu’on l’a fait en tout cas quand la Chine a mis des droits de douane sur le cognac. On les a aidés d’abord à négocier des meilleurs accords. (…) Mais ce qu’il faut surtout c’est éviter que ça ait lieu ».
« En tout cas ce que montrent ces derniers jours, c’est qu’il vaut mieux être ferme, et dissuader, qu’être mou et se coucher », a affirmé le ministre.
