Espagne: le gouvernement accuse l’opposition d’avoir « alimenté le chaos » après la catastrophe ferroviaire

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Le ministre espagnol des Transports a accusé jeudi au Sénat l’opposition de droite et d’extrême droite d’avoir « alimenté le chaos » après la catastrophe ferroviaire qui a fait 45 morts le 18 janvier à Adamuz en Andalousie (sud).

Entré à la Chambre haute du Parlement espagnol sous les cris de « Démission!« , Oscar Puente a défendu la gestion de la tragédie des autorités régionales et du gouvernement central à Madrid, promettant une nouvelle fois la « transparence absolue ».

Mais le ministre, sous les projecteurs depuis dix jours, a surtout pointé du doigt le rôle joué, selon lui, par l’opposition de droite (Parti populaire) et d’extrême droite (Vox) dans la propagation « de fausses informations » sur le drame, notamment sur la réponse des autorités ou la politique de prévention du gouvernement.

« J’ai lu et entendu de véritables aberrations! », a tonné Oscar Puente face aux sénateurs et sénatrices, accusant l’opposition d' »alimenter davantage le chaos » et « semer la peur ».

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« C’est le jeu de l’extrême droite et, malheureusement, parfois de la droite aussi… », a poursuivi le ministre des Transports, reconnaissant « ne pas avoir toutes les réponses » sur les causes de l’accident, dont les enquêteurs estiment à ce stade qu’il aurait pu être provoqué par « la rupture » d’un rail juste avant le drame.

La tragédie ferroviaire d’Adamuz, la pire en Espagne depuis une dizaine d’années, a bouleversé tout le pays et ravivé le débat sur l’entretien du réseau ferroviaire national, comme un autre accident, survenu deux jours plus tard en Catalogne.

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Juste avant la prise de parole d’Oscar Puente, le Parti populaire, tout comme Vox, a déploré l’absence au Sénat jeudi du Premier ministre socialiste Pedro Sánchez, qualifié de dirigeant « lâche » qui « a préféré rester cacher dans son bunker de La Moncloa« , le lieu de résidence à Madrid du chef du gouvernement espagnol.

Pedro Sánchez doit s’exprimer sur la tragédie le 11 février prochain face au Congrès des députés, la chambre basse du Parlement espagnol.

Une messe en hommage aux victimes est prévue ce jeudi à 18H00 (17H00 GMT) à Huelva (sud), en présence notamment du roi Felipe VI et de la reine Letizia, mais là encore en l’absence du Premier ministre de gauche, que l’opposition appelle à la démission.

La publication du rapport définitif sur les causes de la tragédie d’Adamuz n’est pas attendue avant plusieurs mois.

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