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Marché boursier: marché à terme, diversification, attractivité… Nadia Fettah dresse les nouveaux enjeux du secteur
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À Casablanca, lors de la première rencontre de l’Association professionnelle des sociétés de bourse (APSB), la ministre de l’Économie et des Finances, Nadia Fettah, a présenté les nouvelles priorités du marché boursier marocain. Lancement du marché à terme, diversification des financements et attractivité internationale sont au cœur de cette feuille de route.
Bonne nouvelle pour les acteurs du marché boursier et du secteur financier : le lancement du marché à terme est prévu dès le 6 avril prochain. Longtemps attendu, cet instrument «offrira aux investisseurs de nouveaux outils de couverture, améliorera la formation des prix et contribuera à renforcer la liquidité et l’attractivité globale du marché», a affirmé Nadia Fettah.
Saluant les indicateurs au vert enregistrés par la place financière (hausse de 60 % du MASI sur les trois dernières années, plus de 1 000 milliards de dirhams de capitalisation boursière et quelque 160 000 investisseurs particuliers), la ministre a toutefois pointé les limites du secteur. Elle a notamment évoqué la concentration sur un nombre limité d’acteurs, le développement du marché secondaire pour les PME et les petites capitalisations, le financement et l’épineuse question de la liquidité.
Concernant la problématique du financement, l’intervenante a affirmé : «la question n’est plus seulement de financer l’économie, mais de diversifier les sources de financement et de partager la création de valeur» Quant à la liquidité, l’argentière du Royaume a fait remarquer aux membres de l’APSB que «la liquidité ne se décrète pas par la loi, elle se construit par des stratégies et par l’innovation des acteurs privés».
Marché boursier, un modèle économique assumé
«Autre point qui me tient à cœur, a-t-elle partagé, c’est qu’une introduction en bourse se prépare plusieurs années à l’avance. Le développement du marché boursier passe donc par un travail étroit avec les fonds de private equity, les investisseurs institutionnels, les banques d’affaires et les missions obligataires privées.» Dans cette logique, la ministre a mis le curseur sur le rôle structurant du Fonds Mohammed VI pour l’investissement, consistant «à renforcer les fonds propres des entreprises et à préparer les futurs pipelines boursiers». Une mission que l’institution devrait aisément couvrir à travers les fonds sectoriels et les partenariats dont il dispose.
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Abordant le retour en grâce du Maroc dans l’investment grade, la ministre a souligné l’ambition du Royaume de renforcer sa présence dans les grands indices internationaux, notamment le MSCI. Pour ce faire, le pays peut surfer sur une crédibilité renforcée et une visibilité croissante auprès des investisseurs internationaux, dans un contexte mondial de recomposition des flux d’investissement.
Nadia Fettah a, à cet effet, enjoint l’APSB et ses membres à se saisir de cette priorité. «La profondeur d’un marché se construit par les produits, par les stratégies d’investissement et, encore une fois, par les innovations portées par la classe financière», leur a-t-elle dit.
Un propos que la ministre a soutenu par un appel à la responsabilité et à une prise de conscience partagée. Car, conclura-t-elle, «au fond, la bourse n’est pas un sujet cyclique, c’est un choix de modèle économique».
