Amine Maamri: «La capitalisation boursière représente plus de 60% du PIB du Maroc»

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Amine Maamri APSB
Amine Maamri, président de l'APSB, répond aux questions des journalistes. © H24Info

L’Association professionnelle des sociétés de bourse (APSB) a organisé, lundi à Casablanca, la toute première conférence de son histoire. Occasion pour Amine Maamri, son président, de faire le point et souligner les défis du secteur.

Pour Amine Maamri, président en exercice de l’Association professionnelle des sociétés de bourse (APSB), l’année 2025 aura confirmé le rôle central de la Bourse de Casablanca dans le financement de l’économie nationale. Progression soutenue du marché, capitalisation dépassant les 1.000 milliards de dirhams, introductions en bourse significatives… Autant de signaux qui traduisent une confiance retrouvée et un marché qui gagne en profondeur.

Au-delà de ces performances, Amine Maamri a souligné que la Bourse de Casablanca renforce son poids dans l’économie: «Sa capitalisation représente plus de 60 % du PIB national, ce qui souligne un rôle croissant comme levier de financement des entreprises et d’accompagnement des transformations économiques de notre pays.»

Malgré cette embellie, les marges de progression sont assez importantes. Comme l’a fait savoir Amine Maamri, un marché financier ne se mesure pas uniquement à sa stabilité, mais à sa capacité à créer du mouvement, à générer de la liquidité et à attirer durablement les investisseurs. Dans cette dynamique, la liquidité reste un enjeu central qui facilite l’entrée et la sortie des investisseurs, améliore la formation des prix et renforce la confiance.

Amine Maamri: le marché des capitaux, moteur de l’économie

A cela s’ajoutent d’autres défis en matière de profondeur de marché, de diversification des instruments et d’élargissement de la base des investisseurs. Pour l’homme qui chapeaute également CDG Capital, ce constat n’est pas une limite mais «une invitation à l’action collective». Et d’indiquer que le marché des capitaux ne sert pas que de baromètre de l’économie, mais il en est l’un des principaux moteurs. En effet, sa profondeur conditionne la capacité du pays à financer sa croissance, son innovation et ses grandes transformations.

Amine Maamri Conférence APSB
Amine Maamri, président de l’Association Professionnelle des Sociétés de Bourse (APSB), lors de son intervention, 9 février 2026. © H24Info

Le premier responsable de l’APSB a aussi souligné que les grandes tendances internationales, que sont la digitalisation, la finance durable et l’intégration régionale, ouvrent des perspectives majeures. A l’en croire, l’enjeu est désormais clair: franchir une nouvelle étape en modernisant les instruments, en renforçant l’attractivité de la place et en consolidant le positionnement du Maroc comme hub régional et africain.

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Placée sous le thème «Le marché boursier à l’aube d’une nouvelle ère. Quels défis et quelles attentes?», la conférence s’est structurée autour de deux panels. Le premier a porté sur l’attractivité et la profondeur du marché à travers des regards réglementaires internationaux et d’émetteurs. Le second s’est tourné vers l’avenir en abordant les nouveaux produits et marchés, notamment le marché à terme, le prêt-emprunt de titres et les ETF, considérés comme des leviers majeurs de modernisation et de diversification.

Amine Maamri a terminé en insistant sur la nécessité de faire de la rencontre, un espace de dialogue, de réflexion et surtout de propositions concrètes au service du marché des capitaux marocains, pour le rendre plus profond, plus liquide et plus attractif.

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