La candidature conjointe du Maroc, de l'Espagne et du Portugal pour accueillir la Coupe du…
Maroc-Espagne-Portugal: le Mondial 2030, une opportunité inespérée de co-développement (vidéos)
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Au-delà du sport, le Forum d’affaires Maroc-Espagne-Portugal sur la Coupe du monde 2030 a mis en évidence une ambition commune claire: transformer ce rendez-vous en levier de coopération, de co-investissement et de développement partagé.
Après quatre heures de travaux, le forum d’affaires tripartite Maroc-Espagne-Portugal, organisé ce mardi 10 février à Salé, s’est achevé par une visite des installations du Complexe Mohammed VI de football, l’une des pièces maîtresses du succès du football marocain. Et si un mot est revenu sur toutes les lèvres, c’est «au-delà». En effet, il est apparu très nettement, tout au long de l’événement, qu’au-delà de cet événement sportif, les trois pays organisateurs, ayant en partage le bassin méditerranéen, on trouvé là une belle opportunité de renforcer, voire de doper, leur partenariat.
Que ce soit dans le domaine des infrastructures, de la technologie ou du tourisme, la Coupe du monde 2030 offre un contexte inespéré de développement mutuel. Il faudra pour ce faire co-créer des opportunités, co-investir et aboutir à un co-développement.
Les opérateurs économiques marocains pourront bénéficier de la longueur d’avance de leurs voisins ibériques dans certains domaines, tandis que ceux-ci pourront s’appuyer sur la capacité exceptionnelle du Royaume à fédérer et réussir les grands paris. Le succès phénoménal rencontré par la Coupe d’Afrique des nations 2025 (CAN 2025) illustre bien cette maestria chérifienne.
Maroc-Espagne: enthousiasme partagé
Au sortir de ce forum maroco-hispano-portugais, avec la Coupe du monde 2030 comme sujet principal de débat, les relations entre l’Espagne et le Maroc trouvent un autre vecteur d’approfondissement des liens économiques, a laissé entendre Fernando Domingo Diez de la Lastra, secrétaire général de la Chambre de commerce, d’industrie et de navigation d’Espagne (CAMCOES) au Maroc.
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Selon lui, les trois sujets clés qui ont mené des discussions ouvriront la voie à de très bonnes perspectives d’affaires. « Il y a beaucoup de sociétés et d’entreprises qui vont faire du business ensemble après cette rencontre», a-t-il prédit avec assurance. «Il y aura évidemment beaucoup d’activités, d’événements, de niches dans différents secteurs, et il y aura aussi les institutions qui vont développer cet événement et cette démarche.»
Une perspective dans laquelle la Chambre de commerce espagnole dans le Royaume, forte de son millier de membres, «va travailler pour mettre en commun les opportunités de business entre l’Espagne et le Maroc». Atout de taille dans cette mission annoncée: la culture et la très longue histoire entre les deux peuples. «Ce sont des liens qui vont se tourner en opportunités du business.»
Du côté marocain, l’enthousiasme est tout aussi marqué. Pour Karim Amor, président du Conseil économique Maroc–Portugal, «Quand vous avez trois pays sur deux continents qui s’associent pour construire une ambition pour la Coupe du monde 2030, évidemment les entreprises représentées par les patronats marocain, espagnol et portugais sont destinées à collaborer d’une manière fluide, dans un environnement sécuritaire».
Une dynamique tripartite et africaine
Karim Amor se veut davantage perspicace et souhaite une fluidité tripartite pour mettre ensemble les acteurs des trois pays concernés, quitte à le faire au forceps: «C’est une occasion, en réalité, qu’on retrouve à chaque endroit, une dynamique qui porte le tout, une relation triangulaire, pour que toutes nos entreprises aient un réflexe conditionné par cette Coupe du monde, mais qui ait un effet d’entraînement», a-t-il ajouté.
Et l’Afrique n’est pas en reste, a rassuré Karim Amor, soulignant la mission du Royaume de favoriser des co-constructions avec les autres pays du continent, histoire également de promouvoir, dans la foulée, l’économie de ces pays grâce à l’investissement étranger.
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La Coupe du monde 2030 s’impose ainsi comme un catalyseur de coopération régionale et un accélérateur de co‑investissements, ouvrant la voie à une dynamique économique partagée entre le Maroc, l’Espagne et le Portugal, avec des retombées qui dépasseront largement le terrain sportif.
