Les étudiants et diplômés des écoles et universités de Chypre du Nord, accompagnés de leurs…
Équivalence des diplômes: nouvelle mobilisation des étudiants de Chypre du Nord à Rabat
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Les tensions continuent autour du dossier de l’équivalence des diplômes des étudiants marocains de Chypre du Nord. Face à ce qu’ils dénoncent comme des retards persistants, les étudiants et leurs familles annoncent une nouvelle mobilisation devant le ministère de l’Enseignement supérieur à Rabat.
La coordination des parents et des étudiants de Chypre du Nord a annoncé le lancement d’une nouvelle phase de mobilisation pour défendre leur droit à l’équivalence des diplômes. Dans ce sens, une manifestation a été observée ce mardi 17 février devant le siège du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation à Rabat.
Dans un communiqué, la coordination affirme que cette mobilisation constitue « un message clair indiquant que ce dossier ne peut être ni marginalisé ni retardé », ajoutant que les étudiants resteront déterminés à défendre leurs droits par des moyens légaux et pacifiques.
Cette initiative intervient après une série de sit-in organisés ces dernières semaines, dont le dernier remonte à mardi dernier, afin de dénoncer « le flou et la lenteur » dans le traitement des demandes d’équivalence.
Une mobilisation appelée à s’intensifier
La coordination appelle l’ensemble des étudiants et des parents concernés à participer massivement à ce sit-in, soulignant l’importance de l’unité et de la mobilisation collective pour faire avancer ce dossier.
Les protestataires estiment que leurs revendications sont légitimes et affirment leur volonté de poursuivre leur mouvement jusqu’à l’obtention de solutions concrètes.
Cette mobilisation intervient dans un contexte d’attente prolongée, alors que de nombreux étudiants espèrent une régularisation de leur situation académique afin de pouvoir intégrer le marché du travail ou poursuivre leurs études au Maroc.
Le dossier suscite un intérêt croissant de l’opinion publique, dans un contexte marqué par des appels à accélérer le traitement des demandes d’équivalence et à apporter des réponses claires aux étudiants concernés.
Un bras de fer prolongé
Après le sit-in observé mercredi dernier devant le siège de la tutelle, cette nouvelle mobilisation des étudiants marocains de Chypre du Nord intervient dans un contexte de blocage prolongé des procédures d’équivalence de leurs diplômes, une situation qui concerne environ 3.500 étudiants et diplômés, selon les représentants des familles.
Depuis plus d’un an et demi, ces étudiants affirment faire face à la suspension du traitement de leurs dossiers par le ministère de l’Enseignement supérieur, alors même que certains attendent une réponse depuis 2023. Selon leurs témoignages, la dernière équivalence accordée remonterait au début de l’année 2024, laissant depuis de nombreux dossiers sans suite.
Une situation qui compromet les parcours académiques et professionnels
Cette situation a des conséquences directes sur l’avenir des diplômés, notamment dans des filières stratégiques comme la médecine, la pharmacie, l’ingénierie ou encore les sciences appliquées. Sans équivalence, les concernés ne peuvent ni exercer leur profession au Maroc, ni poursuivre leurs études dans les établissements nationaux.
Plusieurs familles évoquent une forte détresse psychologique chez les étudiants, confrontés à un blocage administratif après plusieurs années d’études et d’investissements financiers importants. Certains étudiants avaient d’ailleurs rejoint les universités de Chypre du Nord après avoir quitté l’Ukraine en raison de la guerre, dans le cadre de réorientations administratives, avant de se retrouver aujourd’hui dans une impasse réglementaire.
Les parents rappellent également que les établissements concernés figuraient parmi les universités reconnues et que les équivalences étaient accordées auparavant sans restriction particulière, ce qui rend la suspension actuelle difficile à comprendre à leurs yeux.
Une destination devenue une alternative académique majeure
Initialement marginale, Chypre du Nord a connu une hausse significative du nombre d’étudiants marocains ces dernières années, notamment après le déclenchement du conflit en Ukraine. Une augmentation qui a contribué à rendre la problématique plus visible et à élargir le nombre de personnes concernées.
Selon les représentants des étudiants, certaines universités de Chypre du Nord délivrent des diplômes reconnus à l’international, permettant à leurs titulaires de poursuivre des études supérieures dans plusieurs pays européens et nord-américains.
Les protestataires redoutent que la suspension prolongée des équivalences n’encourage l’émigration des compétences au lieu de favoriser leur insertion professionnelle au Maroc.
Des revendications centrées sur la clarification et la reprise des procédures
Face à cette situation, les étudiants et leurs familles demandent la reprise du traitement des dossiers en attente et la publication d’une position officielle clarifiant le statut des diplômes délivrés par les universités concernées.
Ils réclament également une meilleure communication institutionnelle afin d’éviter que de nouveaux étudiants ne s’engagent dans ces cursus sans connaître les contraintes administratives liées à l’équivalence.
Pour les protestataires, la clarification de ce dossier constitue une condition essentielle pour garantir la sécurité académique et professionnelle des étudiants concernés.
