Le ministère du Transport et de la Logistique a annoncé, vendredi, le lancement, à compter…
Transport funéraire: le gouvernement rétropédale et autorise trois formules religieuses sur les corbillards
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Après la controverse suscitée par le nouveau cadre réglementaire encadrant les opérations funéraires, un arrêté complémentaire vient préciser les règles applicables aux véhicules de transport des dépouilles.
Selon des sources concordantes, le ministre de l’Intérieur et le ministre de la Santé et de la Protection sociale ont adopté une décision modificative du décret conjoint n°1250.25 du 13 mai 2025, relatif aux normes sanitaires et de sécurité applicables aux opérations d’inhumation, de transport et d’exhumation des corps.
Trois mentions religieuses autorisées
Le texte complémentaire limite désormais les expressions pouvant être inscrites sur les côtés des véhicules de transport funéraire à trois formules strictement définies:
« La ilaha illa Allah, Mohammed rasoul Allah » (la Chahada)
« Kullu nafsin dhaa’iqatu-l-mawt » (« Toute âme goûtera la mort »)
« Transport des défunts musulmans »
Le texte autorise également l’ajout d’informations relatives au propriétaire du véhicule, à condition qu’elles figurent exclusivement sur la porte arrière.
Renforcement des normes techniques et sanitaires
Au-delà de l’encadrement des inscriptions, la décision insiste sur le respect strict des normes techniques et sanitaires. Les véhicules doivent notamment: disposer d’une cabine intérieure conçue avec des matériaux faciles à nettoyer et à désinfecter, respecter des dimensions précises pour l’espace de transport, et appliquer un protocole de désinfection après chaque opération.
Les conducteurs sont, par ailleurs, soumis à un contrôle médical périodique, conformément aux exigences sanitaires en vigueur.
Une clarification après un débat public
Cette décision intervient dans un contexte de débat public autour de l’encadrement des services funéraires et de la place des expressions religieuses dans l’espace public.
Énorme MERCI au peuple Marocain MUSULMAN 🙏
Grâce la très grande Mobilisation des Marocains pour exprimer leur colère et leur rejet au décret ministériel sur l’interdiction d’inscriptions religieuses sur les corbillards, finalement un décret complémentaire à été publié pour… pic.twitter.com/HEQ5zYKrUB
— kalima (@KarimnajiKarim) February 25, 2026
Le texte vise à harmoniser les pratiques à l’échelle nationale, tout en maintenant certaines références religieuses traditionnellement associées aux véhicules de transport des défunts.
L’arrêté complémentaire vient ainsi clarifier les règles applicables, en conciliant exigences réglementaires, impératifs sanitaires et considérations culturelles.
Vers une professionnalisation durable du transport funéraire
Au-delà de son aspect réglementaire, cette réforme marque une étape importante dans la structuration du secteur funéraire au Maroc. En imposant des standards techniques, sanitaires et professionnels précis, les autorités entendent renforcer la qualité des prestations, protéger la santé publique et assurer le respect des défunts.
Cette évolution reflète une tendance plus large de modernisation des services liés aux collectivités et à la santé, dans un contexte de transformation des infrastructures et des exigences sanitaires à l’échelle nationale.
Au-delà de l’aspect visuel, l’arrêté introduit d’autres exigences techniques. La cabine réservée à la dépouille doit avoir une longueur minimale de 2 mètres et une largeur d’au moins 70 centimètres, recouverte de polyester ou de tout autre matériau facile à nettoyer et à désinfecter.
Elle doit être également équipée d’un système de réfrigération permettant de maintenir une température appropriée tout au long du transport, ainsi que de vitres teintées non ouvrables. Une séparation munie d’une fenêtre refermable doit enfin isoler le conducteur de la cabine mortuaire.
De nouvelles normes
Le véhicule doit également disposer d’une civière lavable d’une longueur minimale de 2,20 mètres et d’une largeur d’au moins 50 centimètres. Le texte impose en outre la présence d’un dispositif lumineux, d’un système de signalisation et d’un avertisseur sonore.
L’article 6 prévoit que le conducteur soit soumis à un contrôle sanitaire périodique, tandis que l’article 7 rend obligatoire la désinfection du véhicule après chaque transport au moyen de produits appropriés.
Des exigences relatives à la formation du personnel sont également mentionnées, notamment en matière d’hygiène, de respect de la dignité des défunts et d’application des normes professionnelles.
L’objectif principal demeure l’amélioration de la qualité des services et la réduction des risques sanitaires liés à la manipulation et au transport des dépouilles.
