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Bourse de Casablanca: chute de 4,21% sous l’effet des tensions au Moyen-Orient
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La Bourse de Casablanca a ouvert la semaine sur une note sombre, enregistrant une perte de 4,21% à la clôture, dans le sillage d’un week-end marqué par une escalade militaire au Moyen-Orient. Le conflit, ouvert impliquant les États-Unis, Israël et l’Iran, a ravivé les craintes géopolitiques mondiales, entraînant un mouvement de repli généralisé sur les marchés financiers.
L’indice de référence MASI s’est établi à 17.377 points, enfonçant le seuil technique des 17.500 points, un niveau qui n’avait plus été franchi à la baisse depuis juin 2025. Le volume d’échanges a, lui, atteint 1,1 milliard de dirhams, portant la capitalisation boursière à 976 milliards de dirhams.
Le MASI20, regroupant les valeurs les plus liquides, a pour sa part reculé encore plus fortement, cédant 5,10% à 1.309 points. La correction a été tirée par les grandes capitalisations, confirmant un désengagement massif des investisseurs sur les poids lourds de la cote.
Cet épisode met particulièrement les Big Cap sous pression. Ainsi, TGCC a concentré 205 millions de dirhams d’échanges, terminant en baisse de 9% à 728 dirhams. SGTM a suivi avec 176 millions de dirhams, clôturant en repli de 7,68% à 757 dirhams.
Maroc Telecom a traité 135 millions de dirhams, pour finir en baisse de 4,04% à 95 dirhams l’action. Attijariwafa bank a également terminé dans le rouge, cédant 2,22% dans un volume de 129 millions de dirhams. Enfin, Akdital non plus n’a pas été épargnée, reculant de 6% avec 7 millions de dirhams échangés.
Bourse de Casablanca: résistance des valeurs minières
Dans ce contexte de repli généralisé, les valeurs minières ont fait figure d’exception. Managem a progressé de 2,94% à 8.750 dirhams, dans un volume de 47 millions de dirhams, tandis que sa filiale SMI a bondi de 7,37%, inscrivant un nouveau plus haut historique à 7.499 dirhams, avec 16 millions de dirhams échangés.
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Cette résistance s’explique par la hausse des cours des métaux précieux, les investisseurs se repositionnant sur les actifs perçus comme refuges en période de tensions géopolitiques.
Au-delà des chiffres, cette séance traduit l’impact direct des incertitudes géopolitiques sur la place casablancaise. L’enfoncement du support des 17.500 points ouvre la voie à une volatilité accrue dans les jours à venir. Les opérateurs surveillent désormais la capacité du marché à stabiliser ses niveaux, dans un contexte où la guerre au Moyen-Orient agit comme catalyseur d’un climat d’aversion au risque.
