Le cinéma marocain se distingue par son dynamisme, sa créativité et la place de choix…
Le cinéma marocain à l’honneur au Festival de Malaga
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Le long métrage Calle Málaga, de la réalisatrice marocaine Maryam Touzani, a été projeté vendredi soir à l’ouverture de la 29ᵉ édition du Festival du cinéma en espagnol de Málaga qui se tient du 6 au 15 mars.
La cérémonie d’inauguration, organisée au Théâtre Cervantes de Málaga, s’est déroulée en présence notamment du ministre espagnol de la Culture, du maire de Malaga, de l’ambassadrice du Maroc en Espagne, ainsi que de nombreuses figures du monde de la politique, du cinéma et des médias.
À cette occasion, Maryam Touzani a souligné que son film, mêlant comédie et drame, reflète la complexité de la vie. « Nous rions entre les larmes et pleurons entre les rires », a-t-elle déclaré.
Carmen Maura: « El trabajo me ha curado todo el dolor que me ha traído la vida, como cuando me quitaron los hijos ».
La actriz inaugura el @festivalmalaga con ‘Calle Málaga’, de Maryam Touzani.
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— El Mundo Cultura (@elmundocultura) March 7, 2026
Le scénario du film « est né de la douleur et de l’absence », a indiqué la cinéaste marocaine, précisant l’avoir écrit après la disparition de sa mère. Cette épreuve l’a ramenée aux souvenirs de celle-ci, de sa grand-mère Juana et de sa ville natale, Tanger, où se trouve encore aujourd’hui la rue appelée Calle Málaga.
Maryam Touzani revendique par ailleurs la double culture marocaine et espagnole de Tanger comme « une richesse« . « Dans cette rue Málaga coexistaient différentes cultures et religions dans la tolérance et l’amour. C’est quelque chose de précieux dans un monde où l’on érige de plus en plus de murs et de séparations », a-t-elle expliqué.
☀️¡Buenos días! ¿No tienes planes para hoy? Apunta que nosotros los tenemos todos para que este primer sábado del #29FestivalMálaga sea de película 🍿 pic.twitter.com/uJM8naIXiC
— Festival de Málaga (@festivalmalaga) March 7, 2026
Marquant les débuts de la réalisatrice en langue espagnole, Calle Málaga s’inscrit dans la continuité d’une œuvre cinématographique sensible, centrée sur les thèmes de la mémoire, de l’appartenance et des liens humains.
Tourné à Tanger, le film a été choisi pour représenter le Maroc aux Oscars, après un parcours remarqué dans plusieurs festivals internationaux, notamment la Mostra de Venise, le Festival international du film de Toronto et le Festival international du film de Mar del Plata.
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Le film raconte l’histoire de María Ángeles, une Espagnole de 79 ans vivant seule à Tanger et profondément attachée à sa maison, façonnée par des décennies de coexistence culturelle. Cet équilibre est bouleversé par l’arrivée de sa fille, venue de Madrid avec l’intention de vendre l’appartement familial, faisant émerger une tension entre mémoire, héritage et réalités contemporaines.
Troisième long métrage de Maryam Touzani après Adam, présenté dans la section Un Certain Regard du Festival de Cannes, et Le Bleu du caftan, projeté au Festival de Cannes et au Festival international du film de Marrakech et inscrit sur la shortlist des Oscars, Calle Málaga marque une nouvelle étape dans son parcours artistique.
