Entrée dans son douzième jour, la guerre au Moyen-Orient connaît une escalade sans précédent. Entre…
Guerre au Moyen‑Orient : au 19e jour, les derniers développements
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Au 19ᵉ jour de la guerre au Moyen-Orient, les tensions s’intensifient entre Israël, l’Iran et leurs alliés, tandis que les répercussions économiques et géopolitiques se multiplient. Des frappes meurtrières au Liban aux attaques de drones en Irak, en passant par la volatilité des cours du pétrole, la région reste au cœur des inquiétudes mondiales.
Ce mercredi matin, plusieurs fortes explosions ont secoué Erbil, capitale du Kurdistan autonome, où des groupes armés pro‑iraniens multiplient les attaques de drones contre les intérêts américains. Dans le même temps, l’armée israélienne a intensifié ses frappes sur Beyrouth, visant des zones densément peuplées et provoquant la mort d’au moins six personnes. À Tyr, dans le sud du Liban, un ordre d’évacuation a semé la panique dans cette ville portuaire classée au patrimoine mondial de l’Unesco.
Hier, l’Irak a annoncé la reprise partielle de ses exportations pétrolières, soit 250 000 barils par jour acheminés vers la Turquie après un accord avec le Kurdistan autonome. Cette annonce a contribué à un léger repli des cours : le Brent a perdu 2,82 % à 100,5 dollars, tandis que le WTI a chuté de plus de 4 % à 92 dollars. Les marchés asiatiques ont accueilli cette nouvelle avec un regain d’optimisme, les principales Bourses de la région clôturant en hausse.
L’Iran promet des représailles
En Iran, le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi a averti que «la vague de répercussions mondiales vient seulement de commencer et va frapper tout le monde, sans distinction de richesse, religion ou race». Le chef de l’armée, Amir Hatami, a de son côté juré de venger la mort d’Ali Larijani, haut responsable de la sécurité iranienne tué récemment. Ses obsèques, ainsi que celles du dirigeant de la force Bassidj Gholamréza Soleimani et des militaires de la frégate coulée par les États‑Unis, se tiennent ce mercredi à Téhéran.
Et comme depuis le début du conflit, Les tensions se propagent aux monarchies du Golfe. Un projectile iranien est tombé près du quartier général militaire australien aux Émirats arabes unis, sans faire de victimes. En Arabie saoudite, un missile balistique a été intercepté près de la base aérienne Prince Sultan, tandis que plusieurs drones ont été neutralisés dans l’est du pays et au‑dessus du quartier diplomatique de Riyad. Les Émirats, le Qatar et le Koweït ont également annoncé avoir intercepté des projectiles.
Sites nucléaires et missiles visés
En ce qui concerne les frappes de missiles, la centrale nucléaire civile de Bouchehr, dans le sud de l’Iran, a été touchée par un projectile mardi soir, sans dégâts majeurs selon l’AIEA. Parallèlement, l’armée américaine a bombardé des sites de missiles antinavires iraniens près du détroit d’Ormuz, utilisant des bombes pénétrantes de 2,3 tonnes. Le Centcom a salué une opération « réussie » visant à neutraliser les menaces contre la navigation internationale.
Ripostant, Téhéran a ciblé l’ambassade des États‑Unis à Bagdad par une attaque de drone, l’appareil s’écrasant près de la barrière de sécurité. En Israël, deux personnes ont été tuées près de Tel‑Aviv par les mêmes frappes iraniennes, tandis que des explosions ont été entendues à Jérusalem après une nouvelle salve de missiles. Les secouristes du Magen David Adom ont diffusé des images de voitures en flammes et de décombres, témoignant de l’ampleur des dégâts.
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Au‑delà des affrontements militaires, la guerre au Moyen‑Orient accentue la volatilité des marchés énergétiques et ravive les craintes d’une inflation importée. Les avertissements de Téhéran et les frappes américaines près d’Ormuz confirment que le conflit dépasse les frontières régionales. La question reste de savoir si cette spirale de violences peut être contenue ou si elle ouvrira une nouvelle phase de déstabilisation mondiale. Les développements à venir le diront.
