Le Real Madrid a condamné dimanche les comportements racistes de plusieurs de ses supporters, filmés…
Espagne–Égypte : chants racistes dans les tribunes, le ras-le-bol de Lamine Yamal
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Ce mardi, la sélection espagnole, sous la houlette de Luis de la Fuente, défiait l’Égypte dans le cadre d’un amical (0-0). Cependant, l’issue du match a été compromise par des chants racistes entonnés par certains supporters de la Roja. Face à cela, Lamine Yamal, star de l’équipe nationale d’Espagne n’est pas resté muet.
Ce mardi, alors que la trêve internationale était à sa dernière journée, le match qui opposait l’Espagne à l’Égypte s’est terminé sur un scandale de taille. Alors que toutes les instances du ballon rond dans les 4 coins du monde sensibilisent sur le racisme dans les gradins, en Espagne c’est une toute autre histoire.
De nombreux supporters de la sélection nationale qui se trouvaient ce jour dans le stade ont scandé en boucle un chant islamophobe raciste… Et il ne s’agissait pas d’un petit groupe mais de plusieurs dizaines. “Qui ne saute pas est musulman”, entonnaient alors ces derniers. Si ce chant était destiné aux supporters des Pharaons, lesdits supporters ont complètement oublié qu’un musulman est en fait leur plus grande star.
Il s’agit sans surprise de l’attaquant du FC Barcelone et de l’équipe nationale espagnole, Lamine Yamal. Du haut de ses 18 ans, le jeune joueur est souvent confronté au racisme mais seulement sur les réseaux sociaux. Cette fois-ci, c’est en portant les couleurs de l’Espagne qu’il a fait face à cette vague de haine.
Une réaction ferme de Lamine Yamal
Face à cela, Yamal, dans un post publié sur les réseaux sociaux, a qualifié d’« intolérables » les chants islamophobes racistes entonnés dans les tribunes du stade RCDE. Il a également souligné que « se moquer de la religion sur le terrain » rend ces supporters « ignorants et racistes ».
« Je suis musulman, alhamdulillah. Hier, au stade, on a entendu le chant « qui ne saute pas est musulman ». Je sais qu’il visait l’équipe adverse et n’était pas personnel, mais en tant que musulman, je le trouve irrespectueux et intolérable », a dénoncé l’ailier sur ses réseaux sociaux.
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Yamal a été catégorique, tout en reconnaissant qu’il ne s’agit qu’une partie des supporters. « À ceux qui chantent ce genre de choses: se moquer d’une religion dans un stade vous fait passer pour des gens ignorants et racistes », a-t-il affirmé. « Le football est fait pour être apprécié et vibrer, pas pour manquer de respect aux gens pour ce qu’ils sont ou ce qu’ils croient », a-t-il ajouté.
« Cela dit, merci à ceux qui sont venus nous encourager, rendez-vous à la Coupe du monde », a conclu le footballeur du FC Barcelone sur son profil Instagram.
Une affaire qui prend de l’ampleur
Ce soir-là, à Barcelone, plus de 35.000 supporters étaient présents dans les gradins. En plus des chants islamophobes, l’hymne national de l’équipe nationale d’Égypte a également été hué. Sur les réseaux sociaux, cette affaire prend de plus en plus d’ampleur. Les réactions et les indignations se multiplient.
Ce n’est pas la première fois que le football européen et surtout espagnol est touché par ce genre de comportements racistes. En Liga, plusieurs cas similaires ont été recensé puis sanctionné par les instances. Toutefois, cela persiste…
Heureusement que cela s’est déroulé en Europe et pas dans un autre continent tout proche, sinon l’on aurait pu assisté à une médiatisation et une campagne encore plus féroce assorties à des sanctions sévères qui ne sauraient tarder autant…
Ouverture d’une enquête et indignation officielle
La police espagnole a annoncé, mercredi, l’ouverture d’une enquête sur des chants « islamophobes et xénophobes » entonnés lors dudit match « amical ».
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« Les insultes et les chants racistes nous font honte en tant que société», a dénoncé le ministre espagnol de la Justice, Félix Bolaños, sur le réseau social X. De son côté, la ministre de l’Éducation et des Sports, Milagros Tolón, a assuré que le gouvernement prendra « les mesures nécessaires pour éradiquer ces comportements ».
La Fédération royale espagnole de football (FREF) a, pour sa part, condamné « tout acte de violence dans les stades« , affirmant s’associer au message « un football contre le racisme » diffusé sur les écrans géants à la mi-temps de la rencontre. Son président, Rafael Louzán, a évoqué des incidents « isolés » qui « ne doivent pas se reproduire ».
