Les levées opérées par les startups dans la région MENA ont connu un ralentissement en…
Startups MENA : le Maroc s’impose à la 3e place devant l’Égypte
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Dans un contexte où les levées de fonds, des startups MENA, ont été marquées par un net ralentissement, reflet d’une pause liée aux tensions géopolitiques et à la perturbation des grandes plateformes de financement, le Maroc s’est hissé à la troisième place régionale, supplantant l’Égypte et confirmant sa montée en puissance dans l’écosystème.
Le mois écoulé a été marqué par un net ralentissement des levées de fonds dans l’écosystème des startups de la région MENA. Seulement 48,3 millions de dollars (M$) ont été enregistrés en levées de fonds, en baisse de 85 % par rapport à février et de 62 % en glissement annuel.
Selon la plateforme Wanda qui relève ces données, ce repli s’explique par une pause directement liée aux tensions géopolitiques dans le Moyen-Orient, alimentées par la guerre déclenchée le 28 février dernier par les Etats-Unis et Israël contre l’Iran. Ce qui a incité investisseurs et fondateurs de startups à temporiser ou annoncer leurs tours de table en attendant une meilleure visibilité.
À cela s’ajoute la perturbation des grandes plateformes de dealmaking, telles que LEAP, dont le report ou la perte de dynamisme a privé le marché de catalyseurs habituels. En somme, mars illustre un mode « wait‑and‑see » plus qu’un affaiblissement structurel.
Le Maroc sur le podium
C’est dans ce contexte d’attentisme que le Maroc a doublé l’Egypte, lui prenant sa 3e place traditionnelle. En effet, le Pays des pharaons habituellement dans le trio de tête, a disparu de la carte avec zéro opération, là où le Maroc a réussi à placer 2 deals ayant rapporté 1,2 M$. Le Royaume devance ainsi le Qatar qui a levé 500 000 dollars (K$), grâce à une opération et la Syrie 100 K$, une opération.
Le podium est resté dominé par les Émirats arabes unis, qui concentrent l’essentiel des financements avec 36,8 M$ sur huit deals. L’Arabie Saoudite suit avec 10,2 M$ sur quatre transactions. Cette performance, même modeste en valeur absolue, confirme la montée en puissance du Royaume dans l’écosystème régional.
Startups MENA: les autres enseignements
Au-delà des classements, mars a révélé des tendances sectorielles et structurelles. La fintech reste le secteur phare, avec 15,1 M$ levé sur trois deals, la healthtech suit de près avec 15 M$ mobilisés par deux startups, tandis que le SaaS a attiré 6,7 M$ sur trois opérations.
La ventilation par modèle économique montre une domination des startups orientées vers le consommateur, qui ont capté 31,7 M$ sur sept deals, contre 16,5 M$ pour les startups B2B. Autre signal préoccupant : l’absence totale de financements pour les startups fondées par des femmes, prolongeant un déséquilibre déjà constaté en février.
En définitive, mars 2026 doit être lu comme une pause dans le financement des startups MENA, et non comme un déclin. Dans ce paysage peint par les données de Wamda, le Maroc a su tirer son épingle du jeu, en s’imposant comme troisième marché de la région et en confirmant son ambition de devenir un acteur incontournable de l’innovation.
