Depuis samedi dernier, les prix à la pompe ont considérablement baissé. Le prix du gasoil…
Carburants : Nadia Fettah écarte toute baisse de la TVA
Publié le
Face à la hausse du carburant et ses répercussions sur le coût de la vie, Nadia Fettah, la ministre de l’Économie et des Finances, a écarté toute idée de plafonnement ou de réduction de la TVA, les jugeant comme des mesures de facilité.
Invitée de l’émission « Nabd Al Omq », la ministre de l’Économie et des Finances s’est prononcée, entre autres, sur la nécessité de plafonner ou non certains prix. Pour Nadia Fettah, il est clair que « le plafonnement des prix n’est pas une option viable ». Dans la foulée, la ministre a également relativisé la portée que certains observateurs de la vie économique accordent à la réduction de la TVA dans le contexte présent.
À l’en croire, la réduction de quelques centimes que permettrait une éventuelle baisse de la TVA n’aurait pas un impact concret. Tout en tenant compte des critiques, elle juge cependant plus opportuns des mécanismes structurants, comme ceux pris en ce moment par le gouvernement.
Quant à ce qui se dit concernant l’intérêt de l’État dans la hausse des prix, en ce sens que cela rapporterait davantage en termes d’imposition, Nadia Fettah s’est voulue on ne peut plus claire : « Il n’y a aucune logique à ce qu’un État se réjouisse d’une crise qui pénalise ses citoyens », a-t-elle déclaré.
Argumentant davantage, la ministre de l’Économie et des Finances a défendu la cohérence des mesures prises par l’État. « Notre politique ne vise pas la station-service, mais le pouvoir d’achat des citoyens », a-t-elle dit, ajoutant qu’il s’agit « d’amortir les effets plutôt que de contraindre les prix ».
Nadia Fettah : non aux solutions faciles
Ainsi, pour la responsable gouvernementale, les subventions apportées aux transporteurs, de même que celles maintenues sur certains produits stratégiques tels que le gaz, le sucre et la farine, restent des mesures efficaces, et ce nonobstant le coût lourd que cela représente pour l’État. Elle a rappelé que l’engagement financier de l’État atteindra les 116 milliards de dirhams sur l’année 2026. Nadia Fettah dira que l’action du gouvernement vise beaucoup plus l’impact réel que l’effet d’annonce.
Aussi a-t-elle mis en garde contre le populisme orchestré sur fond électoraliste, véhiculant les alternatives citées plus haut, qui sont, selon la ministre, des « solutions faciles » pouvant certes emballer le grand public, mais qui, en réalité, entacheraient gravement les équilibres budgétaires et, in fine, compromettraient la viabilité de l’État social.
Par ailleurs, la ministre a également relevé que bien d’autres facteurs sont à la base des tensions inflationnistes sur les denrées alimentaires. Au nombre de ceux-ci figurent les contraintes saisonnières marquées par la sécheresse, les pics de demande, les perturbations logistiques mondiales, etc. Il est donc clair, pour Nadia Fettah, que ces facteurs, ajoutés à la crise énergétique mondiale, expliquent les vulnérabilités dont est sujette la solidité du panier de la ménagère.
