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Deux Marocaines expulsées des Etats-Unis sont rentrées au Maroc
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Parmi dix-sept personnes expulsées récemment vers la Cameroun, quatre sont rentrées dans leur pays, au Maroc, en Angola et au Sénégal. Parmi elles, la justice américaine avait estimé que les craintes nourries par deux Marocaines pour leur sécurité en cas de retour au Royaume étaient fondées. Mais contraintes d’y retourner, elles y vivent désormais cachées, selon Joseph Awah Fru, avocat camerounais qui a suivi leur arrivée à Yaoundé.
Les treize autres personnes, qui séjournent toujours à Yaoundé, dans un centre géré par les autorités camerounaises, en lien avec l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), vont pouvoir, si elles le souhaitent, demander l’asile au Cameroun.
Le Cameroun fait partie des pays africains qui ont accepté ces derniers mois de participer à un dispositif migratoire américain contesté d’envoi de ressortissants étrangers en situation irrégulière vers des pays tiers, dont la Guinée équatoriale, le Ghana, le Rwanda, le Soudan du Sud, l’Eswatini et la République démocratique du Congo (RDC).
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Ces accords sont souvent assortis d’une contrepartie financière ou logistique américaine. Selon le New York Times, Yaoundé a accepté de rejoindre ce dispositif en échange du versement de 30 millions de dollars par Washington.
Pour la plupart protégés par la justice américaine d’une expulsion vers leur pays d’origine en raison de craintes pour leur sécurité, ces immigrés sont ainsi expulsés vers un pays tiers, à partir duquel ils peuvent être renvoyés dans leur pays.
L’ONG Human Rights Watch a estimé en septembre que ces expulsions par les États-Unis dans le cadre « d’accords opaques » violaient le droit international et devaient être rejetées.
Avec AFP
