Le ministère de la Santé a réfuté, mercredi, les allégations et alertes relayées sur des…
Hantavirus: « risque très faible » pour le Maroc, rassure le ministère de la Santé
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Le ministère de la Santé et de la Protection sociale rassure sur le risque que posent les cas d’hantavirus découverts à ce jour pour la santé publique au niveau national.
« Le risque pour la santé publique au niveau mondial en liaison avec le cluster des cas d’Hantavirus-Andes à bord de navire de croisière MV Hondius demeure toujours faible« , a déclaré ce lundi Mouad Merabet, coordinateur du Centre national des opérations d’urgence de santé publique au ministère de la Santé. Quid du Maroc? « Le risque pour la santé publique au niveau national demeure toujours très faible« , a ajouté l’épidémiologiste.
Pour rappel, après la détection des cas d’Hantavirus sur le MV Hondius, un avion d’évacuation sanitaire en provenance du Cap-Vert et à destination des Pays-Bas a été contraint de se dérouter, mercredi dernier, vers les îles Canaries. Ce déroutement faisait suite à une panne du système d’isolement à bord et au refus des autorités marocaines d’autoriser une escale technique à l’aéroport de Marrakech.
Selon des médias espagnols, l’appareil transportait deux patients suspectés d’être infectés par le hantavirus, dans le cadre d’une opération liée au navire de croisière MV Hondius, actuellement placé sous alerte sanitaire internationale. Si le plan de vol initial prévoyait une escale de ravitaillement à Marrakech, une défaillance de la «bulle d’isolement» a poussé l’équipage à demander un atterrissage d’urgence.
Les autorités marocaines n’ayant pas accordé l’autorisation d’atterrir, l’avion s’est finalement posé à Gran Canaria, l’alternative la plus proche capable de gérer cette double contrainte technique et sanitaire.
Parmi les 94 croisiéristes et membres d’équipage de 19 nationalités déjà évacués dimanche, un Américain et une Française ont été testés positifs à l’hantavirus. Quant aux 28 derniers occupants, ils qui seront débarqués du MV Hondius et partiront ce lundi vers les Pays-Bas.
« Contacts à haut risque »
Considérés comme des « contacts à haut risque » par l’OMS, les personnes évacuées feront toutes l’objet d’une surveillance pendant plusieurs semaines, l’organisation basée à Genève « recommandant (une quarantaine) de 42 jours ». Chaque pays met en place le protocole sanitaire qui lui semble le plus adéquat, très souvent en suivant les consignes de l’OMS.
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Trois personnes ayant voyagé à bord du Hondius sont décédées: dans deux cas, l’OMS a confirmé une infection à l’hantavirus, le troisième étant un cas probable. Outre ces trois décès, six cas confirmés et un autre probable ont été signalés.
La variante du virus détectée à bord du Hondius, l’hantavirus Andes, est une souche rare qui peut se transmettre d’homme à homme avec un délai d’incubation pouvant aller jusqu’à six semaines. En général, l’hantavirus se transmet à partir de rongeurs infectés, le plus souvent par l’intermédiaire de leur urine, de leurs excréments et de leur salive.
