Bank Al-Maghrib et Bank of Russia (Banque Centrale de la Fédération de Russie) ont signé…
Du sang neuf au Conseil de Bank Al-Maghrib
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Le Conseil de Bank Al-Maghrib (BAM) s’est enrichi de six nouveaux membres indépendants, nommés par décision du Chef du gouvernement et publiée au Bulletin officiel du 4 mai 2026.
Certes du sang neuf, mais pas pour bouleverser la structure de gouvernance de la banque fédérale. Il s’agit en effet d’un renouvellement de membres dont le mandat arrivait à échéance. L’on y retrouve, pour ce faire, des profils issus du monde académique, des politiques publiques et des institutions internationales. Leur présence incarne la volonté de consolider l’expertise du Conseil en intégrant des compétences variées, capables d’accompagner les grandes orientations de la politique monétaire du Royaume.
Il n’est ni question d’un remplacement du wali Abdellatif Jouahri, ni du directeur général Abderrahim Bouazza, encore moins de Mohammed Tarik Bchir, directeur du Trésor et des finances extérieures. Ces derniers conservent bel et bien leurs sièges.
Une brochette de profils variés
Parlant de ces six membres non permanents, ce sont des profils variés au parcours aussi édifiants les uns que les autres. L’on a ainsi Mounssif Aderkaoui, économiste affilié à l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P), ancien directeur des études au ministère de l’Économie et ex-responsable de la stratégie au ministère du Tourisme. Jilali Kenzi, haut fonctionnaire chevronné du ministère des Finances, apporte son expérience des réformes monétaires et budgétaires. Bouchra Rahmouni, professeure à l’Africa Business School, est reconnue pour ses travaux sur l’innovation sociale et la croissance inclusive.
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Le Conseil accueille également Fouzi Mourji, professeur d’économétrie appliquée à l’Université Hassan II de Casablanca, dont les recherches en économie du développement ont été menées en collaboration avec la Banque mondiale et le PNUD. Abdelhak Senhadji, ancien haut responsable du FMI, apporte une expertise internationale sur les politiques budgétaires et les économies émergentes. Enfin, Raja Chakir, directrice de recherche à l’INRAE en France, complète l’équipe avec une spécialisation dans l’économie agricole, l’environnement et le changement climatique.
Bank Al-Maghrib: entre science et politique économique

Ces nominations traduisent la volonté de Bank Al-Maghrib de consolider son Conseil par des profils capables de relier l’analyse scientifique aux réalités économiques et sociales. Les six nouveaux membres incarnent une diversité de compétences: économie appliquée, politiques publiques, recherche internationale et transition climatique.
Leur présence devrait enrichir les débats stratégiques et permettre d’aborder avec plus de profondeur les défis émergents, qu’il s’agisse de l’innovation, du financement du développement ou de l’adaptation aux mutations environnementales.
Avec ce renouvellement, Bank Al-Maghrib confirme son choix d’une gouvernance ouverte et experte. L’intégration de ces diverses compétences positionne davantage ce Conseil comme un espace de réflexion stratégique où se croisent savoir académique, expérience institutionnelle et vision internationale.
Une configuration qui devrait contribuer à affiner les orientations monétaires du Royaume dans un contexte marqué par la transition économique et les enjeux globaux.
