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Guerre: la FAO alerte sur la hausse des prix alimentaires en mars
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L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) signale une nouvelle hausse de son indice des prix alimentaires en mars, dans un contexte marqué par l’escalade du conflit au Moyen-Orient et la flambée des coûts énergétiques.
L’indice de la FAO a enregistré une augmentation pour le deuxième mois consécutif, portée par la hausse des prix de l’énergie. Les céréales ont progressé de 1,5 % par rapport à février, avec un bond de 4,3 % pour le blé, tandis que le riz a reculé de 3 % en raison du calendrier des récoltes et d’une demande plus faible à l’importation.
Les huiles végétales ont connu une hausse notable de 5,1 % sur un mois et de plus de 13 % sur un an. Les prix de la viande et des produits laitiers ont également augmenté, respectivement de 1 % et 1,2 %, tandis que le sucre a enregistré une flambée de 7,2 %.
Des risques si le conflit se prolonge
Selon Máximo Torero, économiste en chef de la FAO, « les hausses de prix observées depuis le début du conflit sont restées modérées, principalement dues à la hausse des prix du pétrole et atténuées par l’abondance des approvisionnements mondiaux en céréales ».
Toutefois, il avertit que si la guerre se poursuit au‑delà de 40 jours, les agriculteurs pourraient être contraints de réduire leurs surfaces cultivées ou de se tourner vers des cultures moins exigeantes en intrants, ce qui affecterait les rendements et pèserait sur l’offre alimentaire mondiale.
La hausse des prix alimentaires en mars illustre la fragilité des marchés face aux tensions géopolitiques. Si l’abondance des stocks mondiaux a jusqu’ici limité l’impact, la prolongation du conflit au Moyen-Orient pourrait accentuer les pressions sur les coûts de production et menacer l’équilibre de l’approvisionnement mondial.
