Le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI) a rejeté le…
SAMIR: l’autorisation de poursuivre l’activité renouvelée, le personnel dénonce l’inaction du gouvernement
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Le tribunal de commerce de Casablanca a décidé, ce jeudi, de renouveler l’autorisation de continuation d’exploitation de la raffinerie SAMIR, en liquidation judiciaire depuis le 21 mars 2016 après avoir été submergée par des dettes imposées par ses anciens propriétaires.
À travers cette décision, la cour vise à maintenir l’intégrité des actifs de l’entreprise et à éviter leur démantèlement, tout en préservant les contrats en cours, notamment les contrats de travail des employés permanents, explique El Houssine El Yamani, président du Front national pour le sauvetage de la raffinerie marocaine de pétrole.
Cette décision a également pour objectif de créer les conditions favorables à une cession judiciaire, dans le but de garantir la continuité de l’entreprise en tant que raffinerie de pétrole, tout en protégeant les intérêts des créanciers, les droits des travailleurs, ainsi que l’intérêt général lié à l’activité de la société, selon le secrétaire général de la Confédération démocratique du pétrole et du gaz.
Ce renouvellement intervient après la clôture du dossier d’arbitrage international, dans lequel l’État marocain était en confrontation avec l’ancien propriétaire, le milliardaire Sheikh Mohammed Hussein Ali Al-Amoudi, qui détenait plus de deux tiers du capital de la SAMIR via sa société Corral Morocco Holding.
Inaction du gouvernement
«Bien que le gouvernement justifie son absence d’intervention pour sauver la société marocaine de raffinage en évoquant le fait que le dossier soit entre les mains de l’arbitrage international, il est légitime de se demander, après la décision du Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI) en novembre dernier, quelle excuse le gouvernement invoquera désormais», s’indigne le syndicaliste.
Pour ce cadre de la seule raffinerie du Royaume, «l’inaction ou le retard du gouvernement dans la résolution du sort de la SAMIR et dans la reprise immédiate des activités de raffinage ne peut être qualifié que de crime commis en pleine lumière, nuisant gravement à l’intérêt public du pays et gaspillant les ressources et richesses du Maroc».
Un héritage utile à préserver
El Yamani, connu pour son combat pour la préservation de cette pierre angulaire de l’industrie marocaine, inaugurée en 1961 par le roi Mohammed V, ajoutée que «le Maroc a un besoin urgent de garantir ses besoins en énergie pétrolière qui représentent plus de la moitié du mix énergétique national».
«Il est donc impératif de relancer le raffinage du pétrole et de développer l’industrie pétrolière. Cela passe soit par la revitalisation de la société SAMIR, soit par sa cession au secteur privé, à l’État ou à une entreprise d’économie mixte. Il est également nécessaire de démanteler les monopoles liés à la fixation des prix des carburants et de renforcer la concurrence sur le marché marocain», conclut-il.
