Tomates: les producteurs français, italiens, portugais et espagnols vent debout contre l’accord Maroc-UE

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tomates, Maroc, Espagne, agriculture, agro-industrie, Exportations de tomates, 

Les producteurs de tomates de la France, de l’Italie, du Portugal et de l’Espagne dénoncent une concurrence jugée déloyale et réclament le blocage de la révision de l’accord entre le Maroc et l’UE.

«Le groupe de contact de la tomate réunissant la France, l’Italie, le Portugal et l’Espagne a réclamé la réciprocité dans les accords commerciaux avec les pays tiers, ainsi que le blocage de la modification de l’accord UE-Maroc, lors d’une réunion tenue à Torres Vedras (Portugal)», rapporte l’agence Europa Press, citant un communiqué.

Au cœur des discussions, poursuit la même source, figurait la nécessité d’un marché unique dans lequel les conditions de concurrence seraient identiques pour tous les opérateurs, y compris ceux issus de pays hors Union européenne. Une exigence «vitale pour le maintien du secteur producteur communautaire» aux yeux des participants à la réunion.

Les producteurs ont également pointé «les disparités entre les normes phytosanitaires, sociales et du travail», imposées aux producteurs de l’Union européenne (UE) et celles exigées à ceux des pays tiers exportateurs, lesquelles engendrent une concurrence déloyale et rendent les producteurs européens de moins en moins compétitifs.

Selon eux, l’accord entre le Maroc et l’UE a déjà causé «de graves dommages» au secteur espagnol, qui a perdu sa position de premier fournisseur de tomates de l’UE. Et ces préjudices «s’aggraveront» avec la modification de l’accord d’association du 2 octobre qui «permettra aux productions du Sahara de bénéficier des avantages commerciaux accordés aux productions marocaines».

Les producteurs soulignent par ailleurs qu’une augmentation de 1.000% de la production est prévue dans cette région, pour atteindre 13.000 hectares d’ici 2030, dont 85% seraient destinés au marché européen.

Enfin, les représentants du secteur s’inquiètent des modalités d’étiquetage prévues par la modification du règlement européen 2023/2429 sur les normes de commercialisation des fruits et légumes. Ils estiment que la mention des régions de provenance, plutôt que du pays d’origine, pourrait induire les consommateurs en erreur.

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