Dans un secteur du papier bousculé par la digitalisation et les impératifs écologiques, certaines entreprises…
Focus PME by Attijariwafa bank. Comment Riskom aide les entreprises à faire face aux impayés
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Dans un contexte économique tendu où les retards de paiement et les défauts de créances fragilisent la trésorerie de nombreuses entreprises, certaines structures se spécialisent dans la gestion préventive et la résolution amiable des incidents financiers. C’est le cas de Riskom, jeune PME marocaine fondée en 2021 et déjà bien implantée dans le paysage du recouvrement de créances. Invité de l’émission Focus PME, son directeur général Imad Sebti revient sur la mission de l’entreprise, son approche humanisée du métier et les perspectives de développement d’un secteur encore en structuration.
Créée en 2021, Riskom intervient dans le domaine du recouvrement amiable des créances pour le compte d’acteurs économiques majeurs : banques, compagnies d’assurance, entreprises industrielles ou commerciales. Forte d’une équipe de 50 collaborateurs, dont une dizaine d’agents de terrain, la société se distingue par son connaissance fine des mécanismes financiers et sa capacité à instaurer un dialogue constructif entre débiteurs et créanciers.
Pour Imad Sebti, la gestion du recouvrement ne doit pas être perçue comme une simple contrainte juridique : « Un défaut de paiement peut concerner n’importe quelle entreprise ou particulier. Le rôle de Riskom est d’analyser les causes de ces difficultés et de proposer une solution adaptée à chaque situation. »
Démarche amiable
Contrairement à d’autres structures, Riskom ne mène aucune procédure judiciaire en interne. Elle privilégie une démarche exclusivement amiable, fondée sur la négociation, l’écoute et la recherche de compromis. « Nos agents ne sont pas là pour contraindre, mais pour recréer un lien de confiance. Ce lien est parfois rompu entre les deux parties, et notre rôle est de le rétablir », insiste son dirigeant.
Cette approche nécessite une connaissance approfondie des contextes sectoriels. Le recouvrement d’un crédit bancaire n’obéit pas aux mêmes logiques que celui d’une facture industrielle ou d’une prime d’assurance. Pour y répondre, Riskom investit dans la formation continue de ses équipes, à raison d’un cycle par mois.
Un marché en forte progression
Le marché du recouvrement évolue au rythme de l’économie nationale. À mesure que les crédits se multiplient, les incidents de paiement suivent mécaniquement. La crise du Covid, les pertes d’emploi ou encore l’inflation ont accéléré ces fragilités. Résultat : les entreprises prennent de plus en plus conscience de l’intérêt d’externaliser la gestion de leur poste client.
« Le recouvrement est un métier à part entière. L’externaliser, c’est préserver la relation client tout en sécurisant les flux financiers. »
Dans les économies avancées, l’externalisation du recouvrement est devenue un réflexe, parfois intégrale dès l’émission de la facture. Riskom milite pour que cette culture s’installe durablement au Maroc, dans un cadre éthique et réglementé.
Un métier à structurer, un marché à élargir
Imad Sebti plaide pour une reconnaissance institutionnelle de la profession : « Nous espérons que les cabinets de recouvrement bénéficieront d’un agrément, qui encadrera leur activité et fixera des règles communes. » Une structuration indispensable pour accompagner l’expansion du secteur au niveau national et continental. Déjà active en Afrique sur des projets liés au BTP et à l’industrie, Riskom ambitionne d’étendre ses services dans d’autres segments économiques.
Par son approche humaine, son expertise financière et sa vision à long terme, Riskom s’impose plus que jamais comme un partenaire de confiance pour les entreprises souhaitant préserver leurs relations clients tout en maîtrisant leurs risques. Un positionnement agile et moderne, en phase avec les enjeux actuels du tissu économique marocain.

