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France-Maroc en 2022: le parquet général se désiste dans le procès de proches de l’ultradroite française
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Le parquet général s’est désisté vendredi de son appel concernant sept proches de l’ultradroite poursuivis pour participation à un groupement en vue de commettre des violences après la demi-finale de Coupe du monde de football France-Maroc en 2022, après un premier procès annulé pour irrégularités.
Le parquet général a estimé que « les contrôles intervenus, à l’origine de la procédure, ne remplissaient pas les conditions légales et que par conséquent, l’ensemble de la procédure était entaché de nullité« . Ce désistement, annoncé en début d’audience et en l’absence des prévenus, met ainsi un terme à l’action pénale.
En première instance en septembre 2023, le tribunal correctionnel de Paris avait pris la décision rarissime d’annuler toute la procédure en raison d' »irrégularités« .
Les sept prévenus, dont Marc de Cacqueray-Valmenier, ancien responsable du groupuscule d’ultradroite « les Zouaves » dissous en janvier 2022, étaient donc ressortis libres à l’issue de leur procès.
Le tribunal avait notamment estimé que les interpellations des prévenus dans un bar du 17e arrondissement de Paris le 14 décembre 2022, le soir du match France-Maroc, n’étaient pas dans le périmètre d’action assigné aux policiers ce soir-là. En conséquence, le tribunal avait annulé les fiches d’interpellation et les procès-verbaux dressés à l’occasion.
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Quelques jours avant ces interpellations, la police avait repéré des appels à se rassembler dans ce bar sur la messagerie cryptée Telegram émanant de proches de la droite identitaire. Sur les 38 personnes interpellées, seuls sept avaient été finalement renvoyées devant le tribunal correctionnel. La police les soupçonnait de vouloir se rendre sur les Champs-Élysées pour affronter les supporters du Maroc.
Début 2025, l’ex-dirigeant du groupuscule d’ultradroite les « Zouaves Paris » Marc de Cacqueray-Valmenier a été condamné à neuf mois de prison ferme aménageables en détention à domicile sous bracelet, pour violences contre des militants de SOS Racisme lors d’un meeting d’Éric Zemmour en 2021.
Il avait également été condamné en janvier 2022 à un an de prison ferme aménagée sous bracelet électronique pour violence en réunion lors d’une expédition dans un bar de la mouvance antifasciste à Paris.
