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La chute de Bachar ou la disparition du dernier allié arabe d’Alger et son “Polisario”
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La chute du régime de Bachar Al-Assad marque la disparition du dernier État arabe, en dehors de l’Algérie, à soutenir officiellement et ouvertement la faction fallacieuse du polisario. Yassine El Yattioui, secrétaire général de NejMaroc et expert en relations internationales, politiques institutionnelles, géopolitique et diplomatie, nous en parle dans sa nouvelle analyse.
La récente chute du régime de Bachar Al-Assad a suscité un élan d’affection et de gratitude de la part du peuple syrien envers Sa Majesté le Roi Mohammed VI, une figure emblématique de la solidarité et de l’humanisme dans le monde arabe. Cette reconnaissance repose sur un événement marquant : en 2012, au plus fort de la guerre civile syrienne, le Roi Mohammed VI a effectué une visite historique au camp de réfugiés syriens de Zaatari, en Jordanie.
Il s’agissait d’un geste inédit dans la région, puisque aucun autre chef d’État arabe n’avait manifesté un tel engagement personnel envers les victimes de cette tragédie. Ce déplacement avait pour objectif de mettre en lumière la souffrance des réfugiés syriens tout en rappelant la responsabilité collective de la communauté internationale face à la crise. Cette initiative a consolidé l’image du Maroc comme un acteur humanitaire engagé et a renforcé les liens entre les peuples syrien et marocain.
Cette vague d’affection trouve également une résonance particulière dans le contexte géopolitique actuel. La chute du régime syrien marque la disparition du dernier État arabe, en dehors de l’Algérie, à soutenir officiellement et ouvertement la faction fallacieuse du polisario. Ce soutien, qui s’inscrivait dans une stratégie de défiance envers l’intégrité territoriale du Maroc, était fondé sur des alliances idéologiques et géopolitiques obsolètes. En se positionnant ainsi, le régime syrien, déjà fragilisé sur la scène internationale, avait isolé davantage son pays et contribué à polariser les relations au sein du monde arabe.
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Avec sa chute, la cause défendue par le polisario perd un allié de poids, réduisant encore son influence sur la scène internationale. Cet affaiblissement s’inscrit dans une dynamique où le Sahara marocain bénéficie d’un soutien croissant, comme en témoigne la reconnaissance américaine en 2020 de la souveraineté marocaine sur cette région et l’ouverture de nombreux consulats africains et arabes à Laâyoune et Dakhla.

La disparition du régime de Bachar Al-Assad accentue également l’isolement de l’Iran, principal allié régional du régime syrien et soutien indirect du polisario. L’Iran avait utilisé son alliance avec la Syrie pour promouvoir des intérêts stratégiques dans le monde arabe, notamment en cultivant des relations avec des factions opposées à l’intégrité territoriale du Maroc. Cet axe stratégique est désormais affaibli, laissant l’Iran dans une position de marginalisation accrue face à un consensus arabe qui tend à se renforcer autour des positions marocaines. Ce repositionnement géopolitique bénéficie directement au Maroc, qui voit sa diplomatie proactive couronnée de succès, notamment grâce à son approche basée sur le dialogue, la solidarité et la coopération régionale.
L’acte de SM le Roi Mohammed VI en 2012, au-delà de sa portée humanitaire, avait également une dimension diplomatique majeure. En visitant le camp de Zaatari, le Souverain marocain avait non seulement témoigné de la solidarité du Maroc envers le peuple syrien, mais avait aussi adressé un message clair au monde arabe et à la communauté internationale : le Maroc demeure un pays engagé en faveur de la paix, de la justice et du respect des droits humains. Cette visite a également mis en lumière l’importance d’une diplomatie humanitaire, qui transcende les différends politiques et privilégie les besoins des populations vulnérables. Le camp de Zaatari, qui accueillait à l’époque plus de 30 000 réfugiés syriens (et qui en accueille aujourd’hui plus de 80 000), est devenu un symbole des conséquences dramatiques de la guerre en Syrie. En s’y rendant, le Roi Mohammed VI a apporté un message d’espoir et d’unité, rappelant que l’humanité doit primer sur les considérations politiques.
La chute du régime syrien met également en lumière l’évolution des rapports de force au sein du monde arabe. Le Maroc, fort de ses alliances stratégiques et de son leadership régional, s’impose de plus en plus comme un modèle de stabilité et de développement. Cette position est renforcée par les efforts continus déployés pour défendre son intégrité territoriale face aux tentatives de déstabilisation, notamment celles orchestrées par des régimes comme celui de Bachar Al-Assad. En 2022, le Maroc a enregistré une victoire diplomatique majeure avec l’ouverture de 28 consulats étrangers dans ses provinces du Sud, un témoignage tangible de la reconnaissance internationale croissante de la marocanité du Sahara.
Le Maroc, un pilier de la stabilité
La chute de Bachar Al-Assad marque ainsi un tournant pour la région. Elle scelle l’échec des régimes autoritaires qui ont cherché à manipuler les conflits régionaux à des fins idéologiques, tout en ouvrant la voie à une nouvelle ère de coopération et de solidarité entre les États arabes. Pour le Maroc, cet événement renforce sa position en tant que pilier de la stabilité et du progrès dans la région. Il souligne également la pertinence de sa diplomatie proactive, qui combine habilement des actions humanitaires, un engagement en faveur des droits humains et une défense inébranlable de son intégrité territoriale.
Le peuple syrien, libéré de l’emprise d’un régime qui avait trop souvent ignoré ses aspirations légitimes, reconnaît aujourd’hui l’importance du rôle joué par des dirigeants visionnaires comme SM le Roi Mohammed VI. Sa visite au camp de Zaatari en 2012 reste gravée dans la mémoire collective comme un moment de réconfort et de dignité pour des millions de Syriens déracinés par la guerre. Cette reconnaissance dépasse le cadre purement humanitaire et reflète une admiration pour un leadership qui incarne les valeurs de solidarité, de justice et de paix.
Enfin, cette vague d’affection pour le Souverain marocain rappelle l’importance du rôle des leaders dans la construction d’un avenir commun pour les peuples arabes. Alors que le Maroc continue de défendre avec succès sa souveraineté sur le Sahara et de promouvoir un modèle de développement inclusif, la reconnaissance des Syriens envers le Roi Mohammed VI renforce l’idée que la solidarité et la coopération sont les clés d’un avenir meilleur pour la région. Cette dynamique, conjuguée à l’affaiblissement des acteurs hostiles à l’intégrité territoriale marocaine, augure d’une période de renforcement des positions du Maroc sur la scène régionale et internationale.
