La Confédération démocratique du travail (CDT) annonce des marches de protestation dans les différentes provinces…
Contre la loi sur la grève, la CDT annonce des manifestations le 5 janvier
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La Confédération démocratique du travail annonce des manifestations le 5 janvier 2025 dans les chefs-lieux de toutes les régions du Royaume afin de protester contre l’adoption mardi du projet de loi sur la grève.
Dans un communiqué publié le 25 décembre 2024, la Confédération démocratique du travail (CDT) appelle tous les syndicats et militants à se mobiliser pour lutter contre le projet de loi sur la grève, adopté mardi par la Chambre des représentants.
L’organisation syndicale dénonce la procédure du vote sur ce projet de loi, indiquant que cela constitue une violation de la méthodologie de consensus à laquelle le gouvernement s’est engagé, en adoptant la majorité parlementaire sur une question d’intérêt général et social.
La CDT exprime, dans ce cadre, son rejet catégorique du projet de loi sur la grève, tel qu’il a été voté au Parlement, considérant qu’il préserve l’essence de l’interdiction et de la restriction d’un droit garanti par la Constitution et les conventions internationales.
Selon la CDT, ce projet de loi constitue une violation de la liberté syndicale au Maroc et expose les raisons sous-jacentes de la non-adhésion à la Convention n° 87 sur la liberté syndicale.
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Le communiqué exhorte par ailleurs les membres et adhérents de la CDT à une mobilisation générale programmée le 5 janvier, pour protester contre «la poursuite par le gouvernement de l’attaque contre les droits et les acquis sociaux».
Rappelons que la Chambre des représentants a adopté mardi dernier à la majorité, le projet de loi organique définissant les conditions et les modalités d’exercice du droit de grève dans son ensemble, tel qu’il a été modifié et approuvé par la Chambre, avec 124 voix pour et 41 contre.
Suite à l’approbation de cette loi, les représentants de l’opposition parlementaire ont appelé le gouvernement à élargir davantage les consultations sur les points controversés, notamment, ceux liés aux sanctions, à réviser les délais de notification avec la possibilité de les réduire, en plus d’élargir les libertés syndicales pour tous les groupes des secteurs public et privé.
