De Béjaïa à Ashdod en Israël: un navire révèle le double discours du régime algérien

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Un navire part de l'Algérie vers Israël ou quand le discours anti-normalisation d’Alger se heurte à la réalité
Le navire CAPTAIN CHRISTOS (IMO 9589762), un vraquier battant pavillon libérien, a accosté au port d'Ashdod, en Israël, après avoir quitté le port de Béjaïa, en Algérie © DR.

Alors que l’Algérie affiche publiquement son opposition à toute forme de normalisation avec Israël, le navire de transport « CAPTAIN CHRISTOS », qui a accosté pour la dernière fois au port de Béjaïa le 11 avril, a été repéré sept jours plus tard au port israélien d’Ashdod. Une traversée pas très discrète qui relance les interrogations sur la réalité des relations entre Alger et Tel-Aviv.

Prétendant s’opposer fermement à la normalisation avec Israël, le régime algérien se retrouve aujourd’hui éclaboussé par un scandale qui remet en cause la cohérence de son discours officiel. Selon plusieurs sites spécialisés dans le suivi du trafic maritime, le navire « CAPTAIN CHRISTOS » aurait accosté pour la dernière fois au port de Béjaïa en Algérie le 11 avril, avant d’être repéré le 18 avril au port israélien d’Ashdod.

Que transportait ce vraquier battant pavillon libérien depuis l’Algérie vers Israël? Cette question, posée publiquement par le journaliste algérien Oualid Kébir sur X (ex-Twitter), relance le débat sur le double discours du régime algérien, qui condamne officiellement toute forme de normalisation tout en entretenant, selon lui, des relations commerciales dissimulées avec l’État hébreu.

Dans ses propos, le journaliste dénonce une « trahison » du discours officiel, soulignant que, malgré les slogans de soutien à la Palestine, la réalité sur le terrain est tout autre. Il pointe notamment du doigt le silence des figures islamistes, comme Abdelkader Bengrina, invité à appeler ses partisans à manifester contre ce qui s’apparente à une « connivence dans l’ombre« .

Dans les médias officiels, les mots ‘trahison’ et ‘normalisation’ sont utilisés à volonté pour accuser les autres peuples et gouvernements. Mais lorsqu’il s’agit des intérêts du régime, c’est silence radio”, déplore-t-il.

L’auteur du livre Printemps du terrorisme en Algérie … Témoignages et Vérités Choquantes des Crimes du DRS multiplie les questions rhétoriques: comment justifier ce trajet? Où sont les appels au boycott? La normalisation devient-elle acceptable quand elle est clandestine?

Pour lui, cet épisode révèle une machine de propagande bien rodée, utilisée pour détourner l’attention des vraies crises: répression des libertés, crise économique, gouvernance opaque.

Ce scandale confirme que «le régime militaire algérien n’est rien d’autre que des marchands de la détresse des peuples, avec une machine de propagande destinée à une consommation purement interne, pour distraire le peuple de ses véritables crises: répression des libertés, effondrement économique, etc.», a-t-il écrit.

«Et ce qui est ironique, c’est que ce même régime, qui prétend combattre la normalisation, n’a jamais osé appeler ses citoyens à manifester devant les ambassades étrangères, ni à revendiquer un boycott réel des intérêts partagés avec les pays qu’il critique en public mais fréquente en secret. Le masque est tombé!», a-t-il conclu.

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