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Rodney Berkeley (UK): «Créer des synergies entre PME marocaines et britanniques pour capitaliser sur les opportunités du Mondial 2030»
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Rodney Berkeley, haut responsable au département des Affaires et du Commerce du Royaume-Uni, appelle à une mutualisation des opportunités entre les entreprises marocaines et britanniques, notamment les PME, pour tirer pleinement parti de l’organisation de la Coupe du monde 2030.
Présent au Forum d’affaires Maroc–UK tenu à Casablanca, Rodney Berkeley, directeur des Infrastructures et de la technologie au département des Affaires et du Commerce du Royaume-Uni, a partagé avec H24Info l’approche de son pays sur la coopération économique avec le Maroc. Le responsable appelle notamment à une mutualisation des opportunités entre les entreprises des deux pays, notamment les PME, à l’effet de tirer pleinement parti de l’organisation du Mondial 2030.
D’entrée, Rodney Berkeley a rappelé que le forum, organisé les 2 et 3 juin, doit être perçu comme une plateforme de rencontre entre les entreprises marocaines et britanniques, dont on comptait la présence de plus de cinquante. Pour lui, l’objectif est clair : travailler ensemble pour soutenir les développements en cours au Maroc et au-delà de la Coupe du monde 2030. «C’est avant tout une question de collaboration, de savoir comment avancer ensemble et bâtir des partenariats solides», a-t-il fait savoir.
Parlant de la compétition mondiale, le haut responsable britannique a mis en avant son pouvoir en tant que catalyseur d’investissements et de partenariats. L’enjeu réside par contre, selon lui, dans l’héritage qui en sera fait une fois la compétition et sa ferveur passées. Comment faire en sorte que les infrastructures construites pour l’événement servent durablement au développement économique? Telle est la réelle problématique.
Rodney Berkeley a, dans ce sens, évoqué l’expérience du Royaume-Uni avec les Jeux olympiques de Londres en 2012: «Nous avons totalement régénéré l’est de Londres grâce aux Jeux. L’héritage dépasse largement la compétition sportive et profite à la population.» De son avis, le Maroc peut s’inspirer de cette expérience afin que le Mondial 2030 devienne un jalon vers une transformation économique plus large.
Rodney Berkeley: au‑delà du sport, des partenariats
Notre interlocuteur a par ailleurs insisté sur le fait que la coopération ne se limite pas aux infrastructures sportives. «Nous avons beaucoup entendu parler du « built environment », qui couvre l’énergie, l’eau, les transports. Ce n’est pas seulement le sport, c’est l’économie dans son ensemble», a-t-il.
La dimension humaine n’est pas en reste. «Ce forum est aussi une question de capital humain. Il s’agit de transfert de connaissances et de compétences, d’apprentissage mutuel. Le Royaume-Uni peut apprendre de ce qui se fait au Maroc, et le Maroc peut bénéficier de notre expertise dans certains domaines», a ajouté Berkeley.
Pour terminer, Rodney Berkeley a souligné l’importance des petites et moyennes entreprises: «La délégation britannique compte des PME, et nous savons que 97 % du tissu économique marocain est composé de PME. Il faut créer des passerelles pour qu’elles participent pleinement à cette dynamique.»
Ce cadre de collaboration, dira-t-il, devrait permettre aux PME des deux pays de s’impliquer dans les projets liés aux infrastructures, aux services et à l’innovation. «Les PME marocaines et britanniquesdoivent créer des passerelles d’opportunités», a-t-il réitéré, appelant à des mécanismes adaptés pour que ces entreprises puissent bénéficier des retombées du Mondial 2030 et au‑delà.
Comme on peut s’en apercevoir, le Forum d’affaires Maroc–UK a mis en lumière l’ambition partagée de transformer la Coupe du monde 2030 en levier de coopération économique durable. Pour Rodney Berkeley, l’avenir du partenariat entre les deux pays repose autant sur les grands projets structurants que sur l’intégration des PME.
